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19/01/2024

C'est l'histoire d'une société pour qui la forme importe peu, pourvu qu'elle ait le fond…

Parce qu'elle vend des objets d'art et de collection, une société applique le régime spécifique de TVA sur la « marge » qui lui permet de ne calculer la TVA que sur la seule différence entre le prix de vente et le prix d'achat de ces objets. « Impossible », conteste l'administration à la lecture des factures…

Les factures ne font pas état de la mention « Régime particulier-Objets d'art ou de collection et d'antiquité » comme elles le devraient. Les conditions « de forme » ne sont pas respectées. Et l'absence de cette mention « obligatoire » fait obstacle à l'application de ce régime de faveur… « Peu importe », conteste la société puisque toutes les autres conditions, « de fond » cette fois, pour bénéficier du régime de TVA sur la marge sont remplies…

« Peu importe ! », tranche effectivement le juge : l'absence de cette mention, bien qu'obligatoire, n'empêche pas l'application du régime de TVA sur la marge, dès lors que toutes les conditions de fond sont remplies… Ce qui est le cas ici !

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18/01/2024

Intempéries : une aide pour les agriculteurs

Les intempéries de la fin de l'année 2023 et du début de l'année 2024 ont impacté de nombreux agriculteurs. Pour les aider, FranceAgriMer a mis en place une aide financière qu'il est possible de réclamer jusqu'au 31 mars 2024. À quelles conditions ?

Agriculteurs touchés par les intempéries : FranceAgriMer vous aide

FranceAgriMer a mis en place une aide financière d'un montant minimal de 1 000 € au bénéfice des agriculteurs dont les exploitations ont été touchées par les tempêtes Ciaran et Domingos et les inondations et coulées de boue survenues entre fin octobre et fin novembre 2023, ainsi qu'au début du mois de janvier 2024.

Vous pouvez consulter ici l'ensemble des conditions à respecter pour bénéficier de cette aide. Notez qu'elle est réservée aux professionnels dont l'exploitation est située dans les communes ou départements précisés dans la décision de FranceAgriMer.

Le taux maximum d'aide est fixé à 65 % des dépenses éligibles hors taxe, dans la limite d'un total de 80 % des dépenses éligibles hors taxe en cumulant l'aide versée et les indemnités d'assurance qui seraient perçues concernant les équipements endommagés.

L'aide peut être réclamée jusqu'au 31 mars 2024, 14 heures au plus tard, via le téléservice « Plateforme d'Acquisition de Données » (la date de sa mise à disposition sera précisée sur FranceAgriMer). L'accès au formulaire ne pourra se faire qu'à l'aide d'un SIRET valide.

Pour finir, précisons qu'il est possible de commencer les travaux de réparation avant même la validation du dossier de demande d'aide, à condition de remplir un formulaire de déclaration d'intention préalable.

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18/01/2024

Professionnels de la conchyliculture : l'Urssaf vous aide !

À la suite des récentes interdictions de vente d'huîtres en raison des risques de contamination, l'Urssaf active des mesures d'urgence destinées à soutenir les professionnels du secteur. Qui est concerné ? Comment et quand faire la demande ? Explications.

Un report des cotisations jusqu'à 12 mois

Les professionnels du secteur de la conchyliculture en proie à des difficultés de trésorerie peuvent, à leur demande, bénéficier d'un délai de paiement des cotisations dues à compter de janvier 2024.

Précision importante : il n'est pas nécessaire de se situer sur un des sites de production concernés par l'interdiction temporaire de vente pour en bénéficier !

  • Concernant les employeurs

Il est possible de demander le report du paiement des cotisations patronales à l'échéance du 5 ou du 15 janvier 2024.

Pour ce faire, l'Urssaf précise qu'il convient d'effectuer sa déclaration sociale nominative (DSN) ainsi que le paiement des parts salariales avant de se connecter à son espace en ligne, afin de demander le report de paiement des parts patronales.

  • Concernant les conchyliculteurs non-salariés

Que les échéances de paiement soient trimestrielles (au 5 février 2024) ou mensuelles (le 5 ou le 20 janvier 2024), il est également possible de bénéficier d'un délai de paiement.

Dans ce cas, il convient de faire une demande de délai de paiement sur son espace en ligne via marins.urssaf.fr ou directement auprès de la caisse MSA, dans le cas où le professionnel relève du régime agricole.

Dans ces 2 cas, l'Urssaf précise que le délai de paiement peut aller jusqu'à 12 mois.

Notez enfin qu'il est conseillé de faire la demande de délai le plus tôt possible, notamment en cas de prélèvement automatique.

En tout état de cause, les majorations de retard pourront faire l'objet d'une remise.

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17/01/2024

Mesures environnementales : les nouveautés 2024

Droit de préemption dans les espaces naturels sensibles, dossier d'autorisation environnementale pour l'installation d'éoliennes en mer, compétence en matière de publicité locale, dérogation à la loi littoral et audit énergétique dans les grandes entreprises. Voici 5 mesures à connaître en ce début d'année 2024 sur lesquelles nous allons revenir…

Espaces naturels sensibles : rétablissement d'un droit de préemption

Pour rappel, auparavant, certaines personnes publiques (départements, communes, parcs nationaux, etc.) bénéficiaient d'un droit de préemption dans certains espaces naturels sensibles (ENS).

Ce droit de préemption a été supprimé en 2015, puis rétablit par la loi Climat en 2021.

Pour que ce rétablissement soit effectif, certaines précisions étaient encore attendues… Elles viennent d'être publiées !

Précisons que le droit de préemption pour les périmètres dits sensibles est mis en œuvre de la même manière que pour les ENS.

Éolien en mer : focus sur l'autorisation environnementale

La liste des pièces du dossier de demande d'autorisation environnementale pour les projets de parcs éoliens en mer et leurs ouvrages de raccordement a fait l'objet d'une mise à jour.

Désormais, lorsque l'autorisation environnementale tient lieu d'autorisation unique, le dossier doit comporter les pièces suivantes :

  • un exposé de la capacité technique et financière du demandeur ;
  • les dispositions propres à assurer la sécurité de la navigation maritime et la prévention des accidents maritimes ;
  • la nature des opérations, en fin d'exploitation, permettant de garantir la sécurité maritime, ainsi que la remise en état, la restauration ou la réhabilitation des lieux ;
  • la justification des garanties financières proposées afin de préserver la sécurité de la navigation maritime, la protection des biens culturels maritimes et la réversibilité des modifications apportées au milieu naturel et aux ressources biologiques ;
  • un inventaire des activités économiques présentes dans la zone, une étude des impacts socio-économiques du projet sur ces activités et, le cas échéant, les modalités de coexistence avec ces activités ;
  • le calendrier de réalisation de la construction ou des travaux et la date prévue de mise en service, ainsi qu'une description du coût des travaux ;
  • les caractéristiques variables du projet d'installation.

Par ailleurs, la liste des installations pouvant obtenir un contrat d'achat est étendue aux installations de production d'énergie osmotique et marémotrice.

Enseignes et panneaux publicitaires : compétence du maire

Pour lutter contre la pollution visuelle, il existe une réglementation encadrant l'usage des enseignes et panneaux publicitaires.

Désormais, le pouvoir de police en matière d'enseignes et de panneaux publicitaires revient exclusivement au maire.
Notez que celui-ci peut, le cas échéant, le transférer au président de l'intercommunalité.

Loi « littoral » : une nouvelle dérogation pour les friches

Pour rappel, la loi « littoral » prévoit un principe de continuité limitant les possibilités de construction sur le littoral.

Mais il existe des dérogations à ce principe de continuité. Une nouvelle dérogation vient de voir le jour : elle concerne les friches dans lesquelles il est donc désormais possible de réaliser des travaux pour installer des ouvrages nécessaires à la production d'énergie solaire photovoltaïque ou thermique.

Cette liste des friches est consultable ici.

Audit énergétique : du nouveau pour les grandes entreprises

Pour rappel, les grandes entreprises doivent, tous les 4 ans, faire réaliser un audit énergétique de leurs activités par des auditeurs indépendants.

Depuis le 1er janvier 2024, la méthodologie de cet audit énergétique, ainsi que les critères de la reconnaissance de compétence des auditeurs sont modifiés.

Sources :

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17/01/2024

Amortisseur électricité : la version 2024

À l'instar du bouclier tarifaire, l'amortisseur électricité poursuit son action en 2024. Mais attention : cette année, le dispositif se concentre sur les contrats de fourniture d'électricité avec les prix les plus hauts. Autre nouveauté : les TPE bénéficieront d'un amortisseur renforcé. Faisons le point sur la version 2024 du dispositif.

Amortisseur électricité 2024 : des bénéficiaires plus restreints

Pour 2024, le principe de l'amortisseur électricité ne change pas : il s'agit toujours d'une réduction de la facture d'électricité dès lors que son montant dépasse un certain seuil. Le reliquat est alors supporté par l'État, qui le verse directement aux fournisseurs d'électricité. Autrement dit, de la même manière qu'en 2023, les entreprises n'auront pas à avancer la totalité de leur facture et à attendre ensuite un remboursement.

Qui est éligible ?

Peuvent bénéficier de ce dispositif les consommateurs finals non domestiques :

  • employant moins de 10 personnes et avec un chiffre d'affaires, des recettes ou un total de bilan annuels inférieurs à 2 M€ (notez que la condition de posséder un compteur électrique supérieur à 36 kVA n'existe plus) ;
  • employant moins de 250 personnes et dont le chiffre d'affaires annuel n'excède pas 50 M€ ou dont le total de bilan annuel n'excède pas 43 M€ ;
  • dont les recettes annuelles proviennent de financements publics, de taxes affectées, de dons ou de cotisations à plus de 50 % (tout en étant une personne de droit privé).

Notez qu'il existe des exclusions. Ainsi, ne peuvent pas bénéficier de l'amortisseur électricité les entreprises :

  • en procédure de sauvegarde, de redressement judiciaire ou de liquidation judiciaire ;
  • ayant une dette fiscale ou sociale impayée au 31 décembre 2022. Notez que cette exclusion comporte des exceptions, c'est-à-dire que certaines dettes n'excluent pas l'entreprise, à savoir :
    • les dettes qui à la date de dépôt de la demande d'aide ont été réglées ou sont couvertes par un plan de règlement ;
    • les dettes fiscales inférieures ou égales à 1 500 € ;
    • les dettes dont l'existence ou le montant font l'objet au 1er avril 2023 d'un contentieux pour lequel une décision définitive n'est pas intervenue.

L'amortisseur n'est également pas applicable pour les sites des entreprises bénéficiant de l'aide en faveur de l'habitat collectif résidentiel de 2023 et de 2024.

Le point majeur de cette version 2024 de l'amortisseur est qu'il ne bénéficiera qu'aux entreprises dont le contrat d'électricité a été signé ou renouvelé avant le 30 juin 2023, c'est-à-dire au moment où les prix ont été les plus importants.

Comment en bénéficier ?

Les entreprises doivent, au plus tard le 31 mars 2024, transmettre à leur fournisseur d'électricité, y compris par voie dématérialisée, une attestation sur l'honneur, dont le modèle est disponible ici, indiquant leurs données d'identification et leur éligibilité.

Si vous avez déjà fourni cette attestation en 2023, vous n'avez pas besoin de refaire cette formalité sauf si vos critères d'éligibilité ont changé (par exemple si vous êtes toujours éligible à l'amortisseur, mais dans une autre catégorie de bénéficiaires).

Les fournisseurs ont alors jusqu'au 30 avril 2024 pour notifier les entreprises de leur droit à l'amortisseur électricité.

Notez qu'une entreprise ne souhaitant plus percevoir l'aide (parce qu'elle n'y est plus éligible notamment) doit en informer dans les meilleurs délais son fournisseur.

Contrôle

Comme en 2023, ces sont les fournisseurs qui s'occupent de transmettre les éléments requis à la Commission de régulation de l'énergie (CRE) pour obtenir les aides de l'État.

C'est la CRE qui contrôle la bonne éligibilité des entreprises au regard des informations en sa possession. Elle transmet, le cas échéant, aux fournisseurs d'électricité, la liste des clients finalement non éligibles à l'amortisseur électricité.

Les fournisseurs ont alors jusqu'au 31 octobre 2024 pour notifier leurs clients de leur exclusion du dispositif. À partir de là, 2 possibilités s'offrent à l'entreprise :

  • soit elle conteste son exclusion, elle doit alors déposer une « requête complémentaire », dont les modalités sont détaillées ici, impérativement avant le 31 décembre 2024 ;
  • soit elle ne conteste pas et doit restituer à son fournisseur les sommes indues avant le 28 février 2025.

Notez que cette échéance du 28 février 2025 est aussi applicable aux entreprises dont la requête complémentaire a été rejetée. En l'absence de paiement, les entreprises s'exposent à une majoration de 30 % des sommes dues.

Combien ?

La remise sur la facture d'électricité se fait en fonction de la consommation de « référence » de l'entreprise, calculée grâce aux consommations des 5 années précédentes.

Pour les TPE, la réduction de prix correspond à 100 % des volumes consommés au-delà de 230 €/MWh, dans la limite de 90 % de la consommation de référence.

Pour les PME, la réduction de prix correspond à 75 % des volumes consommés au-delà de 250 €/MWh, dans la limite de 90 % de la consommation de référence.

Notez qu'il existe des plafonds d'aides cumulés entre l'amortisseur de 2023 et celui de 2024. Ainsi, le bénéfice cumulé ne pourra pas dépasser :

  • 2,25 M€ en principe ;
  • 280 000 € pour les entreprises exerçant des activités dans le domaine de la production primaire des produits agricoles ;
  • 335 000 € pour les entreprises du secteur de la pêche et de l'aquaculture.

Amortisseur électricité : plus protecteur avec les TPE

Pour l'année 2024, une aide supplémentaire est destinée aux TPE pour leurs sites raccordés au réseau métropolitain.

Il s'agit, de la même manière que décrit plus haut, d'une réduction directe sur la facture d'électricité.

Cette aide porte sur la part non couverte par l'amortisseur électricité « de base » et permet de maintenir le prix de l'électricité payé par la TPE à 230 € / MWh hors taxe et hors TURPE (tarif d'utilisation des réseaux publics d'électricité).

En principe, les démarches seront faites par le fournisseur d'électricité. Cependant, si ce dernier est en procédure collective, la TPE devra demander directement l'aide, selon les modalités décrites ici.

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17/01/2024

Industrie, distribution : les nouveautés de 2024

Le début d'année 2024 est marqué par de nombreuses nouveautés pour les secteurs de l'industrie et de la distribution. Des nouveautés qui concernent autant les professionnels que les consommateurs. Tour d'horizon…

Un plan pour décarboner l'industrie pharmaceutique

Le Comité stratégique de filière (CSF), constatant qu'une part non négligeable des émissions de gaz à effet de serre du pays est liée à la fabrication et à la consommation de médicaments, a décidé de proposer des solutions pour réduire cet impact.

Il en découle un plan contenant une quinzaine de propositions dont l'objectif est de réduire de 33 % les émissions liées à ce secteur à l'horizon 2030.

Protoxyde d'azote : plus d'information contre les mauvais usages

Le protoxyde d'azote est régulièrement détourné par des personnes le consommant comme gaz hilarant, mais les dommages que ce produit peut causer au système nerveux sont très importants.

Le Gouvernement s'est donc engagé dans une lutte contre les mauvaises utilisations de ce produit.

À cette fin, les produits mis en vente, composés uniquement de protoxyde d'azote, devront faire apparaître sur leur emballage (ou directement sur le produit s'il est vendu à l'unité) une mention alertant sur les dangers de la consommation de ce produit.

Les distributeurs ont jusqu'au 21 juillet 2024 pour écouler leurs stocks actuels sur lesquels n'apparaît pas la mention.

Une représentation des jouets plus juste

Après une étude menée par l'Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM), le constat est fait d'une présentation des jouets pour enfants dans la publicité qui reproduit toujours de nombreux clichés jugés sexistes.

Les ministres chargés de l'Industrie et de l'Égalité entre les femmes et les hommes ont, par conséquent réunis les grands acteurs du secteur du jouet afin d'établir conjointement une nouvelle version de leur charte pour une représentation mixte des jouets.

E171 : suspension prolongée

Le dioxyde de titane n'est toujours pas interdit à l'échelle européenne.

Dans l'attente d'une décision qui consacrerait l'interdiction globale de ce produit, le Gouvernement français renouvelle, pour 2024, la suspension de la mise en vente des produits alimentaires contenant cet additif.

Produits de protection intime : plus d'informations

Les produits de protection intime destinés à absorber ou retenir des fluides corporels au contact de l'appareil uro-génital, qu'ils soient réutilisables ou non, devront faire l'objet d'un surplus d'information lors de leur mise en vente ou de leur délivrance à titre gratuit.

Ces informations à porter sur l'emballage ou sur une notice mentionnent la composition du produit, ses modalités d'utilisation, ainsi que les risques sanitaires liés à son usage.

Le détail des informations à faire apparaître se trouve en annexe du décret.

Produits cosmétiques : le rôle de la DGCCRF revu

Depuis le 1er janvier 2024, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) est seule chargée du contrôle des produits et établissements cosmétiques.

Cette évolution n'a que peu de conséquences pour les professionnels directement. Notez toutefois que la Direction propose sur son site un tableau récapitulatif afin de leur permettre de savoir vers qui se tourner pour leurs différentes démarches.

Chargeur universel : c'est parti !

Faisant suite à une réglementation européenne en la matière, la France se dote de textes mettant en place l'obligation d'un « chargeur universel » pour tous les appareils électroniques de petites et moyennes tailles.

À compter du 28 décembre 2024, tous les appareils concernés devront pouvoir être rechargés avec un chargeur de type USB-C.

Pour les ordinateurs portables, l'échéance « chargeur universel » est fixée au 26 avril 2026.

Utilisation de produits phytopharmaceutiques : un sursis

Tous les professionnels qui font usage de produits phytopharmaceutiques pour mener à bien leur activité ont l'obligation de suivre un « conseil stratégique » auprès d'un professionnel agréé.

Ce suivi est impératif pour que les professionnels concernés puissent faire renouveler leur certificat « certiphyto », nécessaire à l'achat et l'utilisation des produits phytosanitaires.

Cependant, dans les faits, l'offre de conseil stratégique ne s'est pas assez développée et il n'est pas possible pour de nombreux professionnels d'obtenir leurs certificats.

Pour y remédier, le Gouvernement a décidé de mettre en place une solution de certificat provisoire.

Pour le territoire métropolitain, jusqu'au 31 décembre 2027, il sera possible d'obtenir un certificat provisoire, valable un an, en apportant la preuve d'un rapprochement avec un conseiller agréé qui réalisera le conseil stratégique dans un délai d'un an suivant la demande.

Pour la Martinique, la Guyane, La Réunion, Mayotte et Saint-Martin, jusqu'au 31 décembre 2028, un certificat provisoire, valable un an, pourra être obtenu sans qu'il ne soit nécessaire de justifier d'une prise de rendez-vous.

Bonus vélo : ça roule !

Fort de son succès, le dispositif d'aide à l'acquisition de vélo (dit « bonus vélo ») sous condition de revenus est reconduit jusqu'en 2027.

Depuis le 1er janvier 2024, les achats de vélos d'occasion auprès de professionnels sont également éligibles au « bonus vélo ».

Nutriscore : un succès européen

Lancé en 2017 en France, le Nutriscore s'est avéré un outil efficace pour l'information des consommateurs. Fort de ce succès, il a par la suite été adopté par la Belgique, la Suisse, l'Allemagne, le Luxembourg, les Pays-Bas et l'Espagne.

Après avoir vu son algorithme de calcul modifié en juillet 2022 en France, cette évolution est adoptée par les autres pays depuis le 1er janvier 2024.

L'occasion pour vie-publique.fr de revenir sur l'ensemble du dispositif à travers une brève FAQ.

Sources :

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17/01/2024

Protection des données personnelles et cybersécurité : ce qu'il faut savoir en ce début d'année 2024

Précisions du juge sur la protection des données personnelles, soutien de la CNIL en matière de conformité au RGPD et dispositifs de soutien face au risque cyber. Nous vous proposons un rapide tour d'horizon de ces quelques mesures qui marquent le début de l'année 2024…

Protection des données personnelles : de nouvelles précisions du juge

Dans le cadre d'affaires récentes, le juge vient d'apporter des précisions sur l'application du règlement général sur la protection des données (RGPD). Ainsi :

  • le seul fait qu'il y ait eu un accès non autorisé ou une divulgation non autorisée de données personnelles n'est pas suffisant en soi pour estimer que les mesures de protection mises en œuvre n'étaient pas appropriées ;
  • la crainte d'un potentiel usage abusif de ses données personnelles qu'une personne éprouve à la suite d'une violation du RGPD est susceptible, à elle seule, de constituer un dommage moral ;
  • la libération de reliquat de dette a pour but de permettre à la personne concernée de participer de nouveau à la vie économique. Or cette information est utilisée comme un facteur négatif lors de l'évaluation de la solvabilité de la personne. Au regard du RGPD, il n'est donc pas possible de conserver cette information dans un registre public d'insolvabilité lorsque la dette est payée ;
  • le prononcé d'une amende pour violation du RGPD suppose un comportement fautif, c'est-à-dire que la violation a été commise délibérément ou par négligence. De plus, lorsque le destinataire de l'amende fait partie d'un groupe de sociétés, son calcul doit se fonder sur le chiffre d'affaires du groupe.

Protection des données personnelles : un outil pour aider à la mise en conformité des entreprises

Pour aider tous les organismes à se mettre en conformité avec le RGPD, la CNIL vient de publier un document intitulé « Tables Informatique et Libertés ».

Il s'agit d'un document qui réunit toutes les décisions importantes de la CNIL et l'essentiel de la jurisprudence nationale et européenne suivant un classement thématique.

Ce document fera l'objet d'une mise à jour régulière.

Cybersécurité : 2 dispositifs à connaître

La cybersécurité est un enjeu très important pour les entreprises.

Pour cette raison :

  • un dispositif « Cyber PME » vient de voir le jour. Il se déroule en 2 temps :
    • 1re étape : réalisation d'un diagnostic cybersécurité pour dresser un état des lieux de l'exposition de l'entreprise ;
    • 2e étape : octroi d'une aide financière pour mettre en œuvre les recommandations préconisées à l'issue du diagnostic cybersécurité ;
  • un kit d'exercice pour aider les entreprises à se préparer à la gestion d'une crise cyber spécifiquement dans le cadre des Jeux Olympiques et Paralympiques 2024 est mis à disposition par l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI).
Sources :

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16/01/2024

Transport maritime, activités nautiques : 3 nouveautés à connaître en ce début 2024…

Matériel de sécurité, réglementation relative aux ports maritimes et exonération des cotisations et contributions sociales pour les entreprises d'armement. Retour sur ces 3 mesures intéressant les professionnels de la mer …

Matériel de sécurité des navires : 2 nouvelles obligations

2 nouvelles obligations ont vu le jour pour améliorer la sécurité des usagers de navires :

  • l'obligation du port du coupe-circuit à bord des navires à moteur de propulsion hors-bord avec commande à la barre ou en déporté, ainsi qu'aux véhicules nautiques à moteur (un jetski, par exemple) : il doit être relié au poignet ou à la jambe du conducteur dès que le moteur est allumé ;
  • l'obligation du port d'un équipement néoprène d'une épaisseur de 2 mm minimum pour les utilisateurs (conducteurs et passagers) des véhicules nautiques à moteur : l'objectif est de prévenir les risques de blessures qui peuvent être provoquées par le jet de la turbine en cas de chute à l'arrière du véhicule.

De nouvelles obligations relatives aux ports maritimes

Fin décembre 2023, les obligations relatives aux ports maritimes ont fait l'objet de quelques évolutions :

  • concernant la garantie d'usage, il est précisé qu'il s'agit d'un contrat par lequel le gestionnaire d'un port s'engage à assurer au bénéficiaire, moyennant le versement d'une somme, l'usage d'un poste d'amarrage ou de mouillage pour une longue durée, afin de financer des ouvrages nouveaux (l'objectif est de financer des bâtiments ou équipements portuaires en lien avec l'exploitation du port) ;
  • les conditions d'autorisation pour certains travaux de réparation ou d'entretien des navires ayant contenu ou contenant des matières dangereuses, réalisés dans un port, hors d'un chantier naval, sont précisées ;
  • les utilisateurs des infrastructures portuaires sont désormais informés de toute modification apportée à la nature ou au montant des redevances, au moins 2 mois avant la date à laquelle ces changements prennent effet.

Concernant la protection sociale des marins

Depuis le 1er janvier 2024, il est précisé que le bénéfice de l'exonération des cotisations et contributions sociales normalement dues au titre de la protection sociale des marins, est subordonné à une autorisation préalable délivrée annuellement par le ministre chargé de la Mer.

Ce dernier s'assure du respect des conditions d'exonération.

La demande d'octroi, de renouvellement ou de retrait de l'autorisation du ministre de la Mer doit être adressée au titre de l'année sollicitée par l'intermédiaire d'un téléservice.

Via ce téléservice, l'administration accuse réception de la demande complète et notifie sa décision. Notez qu'au terme d'un délai de 2 mois sans réponse après la délivrance de l'accusé de réception, la demande est considérée comme rejetée.

Un arrêté à venir fixera le contenu des informations à fournir par le demandeur.

Par ailleurs, sachez que la décision accordant ou renouvelant le bénéfice de l'exonération précise le ou les navires éligibles. Si l'un des navires n'est plus éligible, l'entreprise en sera informée par l'intermédiaire du téléservice.

Dans ce cas, l'exonération cesse d'être applicable aux navires concernés à compter du premier jour du mois suivant la date de notification de la décision.

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16/01/2024

Pêcheurs : le point sur les nouveautés de l'année 2024

Quotas de pêche pour l'année 2024, nouvelle aide financière, autorisation de pêche dans les eaux de Jersey, etc., voici quelques-unes des mesures de ce début d'année 2024 que les pêcheurs doivent connaître. Faisons le point plus en détails…

Accord européen pour la pêche française en 2024

Début décembre 2023, les totaux admissibles de captures (TAC) et les quotas qui fixent les possibilités de pêche dans l'Union européenne pour 2024 ont été fixés.

En France, voici ce qu'il faut notamment retenir :

  • les pêcheurs d'anguilles disposent de 50 jours pour contribuer au repeuplement de l'espèce ;
  • la baisse de la pêche du bar dans le golfe de Gascogne est de 20,5 % (soit 2 162 tonnes commerciales) ;
  • les pêcheurs bénéficient d'une hausse de quota pour certains poissons dont la gestion du stock est partagée avec le Royaume-Uni et la Norvège : le cabillaud arctique, le cabillaud et le Merlan ;
  • un TAC provisoire concerne le golfe de Gascogne et la pêche du lieu jaune sur les 6 premiers mois de l'année à hauteur de 500 tonnes ; de même, des mesures d'encadrement de la pêche récréative sont prises (2 lieux jaunes/pers/jour et fermeture du 1er janvier au 30 avril 2024).

Création d'une aide à la trésorerie pour les pêcheurs

Au milieu du mois de décembre 2023, une nouvelle aide à la trésorerie pour les pêcheurs qui font face à une augmentation des prix des matières premières et notamment de l'énergie dans le contexte de guerre en Ukraine a vu le jour.

Cette aide prend la forme d'une subvention directe dont le calcul se base sur les achats de carburant réalisés par les pêcheurs entre le 16 octobre 2023 et le 4 décembre 2023.

Les modalités d'éligibilité et d'obtention sont consultables ici. Attention : si vous souhaitez en bénéficier, vous devrez déposer votre demande au plus tard le 29 janvier 2024 !

Pour les pêcheurs naviguant dans les eaux de Jersey

Pour rappel, depuis le Brexit, un plafond d'effort de pêche est progressivement mis place pour les pêcheurs intervenant notamment dans les zones de pêche du Royaume-Uni.

Ce plafond est une sorte d'autorisation de pêche dans la zone, que les pêcheurs se répartissent.

Le plafond d'effort pour la zone de pêche dépendant de Jersey est désormais fixé et consultable ici.

De nouvelles obligations relatives aux ports maritimes

Fin décembre 2023, les obligations relatives aux ports maritimes ont fait l'objet de quelques évolutions :

  • concernant la garantie d'usage, il est précisé qu'il s'agit d'un contrat par lequel le gestionnaire d'un port s'engage à assurer au bénéficiaire, moyennant le versement d'une somme, l'usage d'un poste d'amarrage ou de mouillage pour une longue durée, afin de financer des ouvrages nouveaux (l'objectif est de financer des bâtiments ou équipements portuaires en lien avec l'exploitation du port) ;
  • les conditions d'autorisation pour certains travaux de réparation ou d'entretien des navires ayant contenu ou contenant des matières dangereuses, réalisés dans un port, hors d'un chantier naval, sont précisées ;
  • les utilisateurs des infrastructures portuaires sont désormais informés de toute modification apportée à la nature ou au montant des redevances, au moins 2 mois avant la date à laquelle ces changements prennent effet.

Concernant la protection sociale des marins

Depuis le 1er janvier 2024, il est précisé que le bénéfice de l'exonération des cotisations et contributions sociales normalement dues au titre de la protection sociale des marins, est subordonné à une autorisation préalable délivrée annuellement par le ministre chargé de la Mer.

Ce dernier s'assure du respect des conditions d'exonération.

La demande d'octroi, de renouvellement ou de retrait de l'autorisation du ministre de la Mer doit être adressée au titre de l'année sollicitée par l'intermédiaire d'un téléservice.

Via ce téléservice, l'administration accuse réception de la demande complète et notifie sa décision. Notez qu'au terme d'un délai de 2 mois sans réponse après la délivrance de l'accusé de réception, la demande est considérée comme rejetée.

Un arrêté à venir fixera le contenu des informations à fournir par le demandeur.

Par ailleurs, sachez que la décision accordant ou renouvelant le bénéfice de l'exonération précise le ou les navires éligibles. Si l'un des navires n'est plus éligible, l'entreprise en sera informée par l'intermédiaire du téléservice.

Dans ce cas, l'exonération cesse d'être applicable aux navires concernés à compter du premier jour du mois suivant la date de notification de la décision.

Sources :

Pêcheurs : le point sur les nouveautés de l'année 2024 - © Copyright WebLex

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16/01/2024

Agriculture : un début d'année 2024 dense

Le début de l'année 2024 est marqué par de nombreuses nouveautés dans le domaine agricole. Tour d'horizon des différentes évolutions qu'il vous faut connaître…

Télépac : c'est parti !

Les éleveurs peuvent, depuis le 1er janvier 2024, se rendre sur le site de Télépac afin de faire leur demande d'aides animales.

Pour les éleveurs d'ovins, de caprins et de petits ruminants les déclarations doivent être faites avant le 31 janvier 2024.

Pour les éleveurs de bovins, pour l'aide à l'élevage de veaux sous la mère et l'aide à l'élevage de veaux issus de l'agriculture biologique, la déclaration doit être faite avant le 15 mai 2024.

Pour rappel, cette procédure de télédéclaration est obligatoire pour pouvoir bénéficier des différentes aides.

Vigneron : connaitre les limites de son domaine

Dans un arrêt récent de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE), un vigneron s'est retrouvé en délicatesse avec l'administration après avoir commercialisé des bouteilles sous le nom de son domaine viticole avec la mention « mise en bouteille au domaine », alors même que le vin de ces bouteilles est issu de raisin cultivé, récolté et pressé dans un autre domaine loué à environ 70km de son exploitation.

Pour l'administration, les mentions utilisées sur la bouteille ne reflètent pas la réalité de la conception de ce vin et peuvent donc être trompeuses pour le consommateur.

De son côté, le juge européen constate que le domaine loué relève bien de la même appellation d'origine protégée (AOP) que le domaine principal, et que le vigneron a supervisé de façon étroite tout le processus de culture du raisin jusqu'à sa vinification.

Dans ces conditions, il considère que le vigneron n'a pas commis d'impair en apposant ces mentions sur ses bouteilles.

Du nouveau concernant les dommages causés par les grands gibiers

Plusieurs évolutions réglementaires ont été décidées afin de mieux prévenir les dégâts que les grands gibiers peuvent causer aux cultures agricoles.

À ce titre, il est à noter une évolution de la pratique de la chasse, en permettant, sur autorisation préfectorale, la chasse au sanglier sur une période étendue entre le 1er avril et le 31 mai, ou encore en modifiant les conditions d'utilisation de certains types de munitions.

Un meilleur encadrement des opérations d'agrainage est également mis en place. Ces opérations visent à déposer dans les milieux naturels de la nourriture afin de dissuader les animaux sauvages de se rendre sur les terres agricoles pour se nourrir.

La procédure d'indemnisation des agriculteurs touchés par des dommages a également été mise à jour.

Aide à la protection des troupeaux : mise en place de sanctions

Les éleveurs dont les troupeaux sont sous la menace d'attaques de loup et d'ours peuvent bénéficier d'aides financières afin d'améliorer la protection de leurs bêtes.

Ces aides sont néanmoins versées sous conditions du respect de certains engagements de la part des éleveurs. Ces engagements sont définis au cas par cas lors de l'attribution de l'aide.

Un nouveau texte vient mettre en place un régime de sanction en cas de non-respect de ces engagements. Ainsi, à l'issu d'un contrôle défavorable, le bénéfice de l'aide pourra être retiré à un éleveur qui devra alors rembourser tout ou partie des sommes perçues.

Les conditions et la périodicité des contrôles à effectuer directement auprès des élevages sont également précisées.

Recours aux eaux usées pour arroser les cultures

Le Gouvernement vient de préciser les derniers éléments permettant l'utilisation d'eaux usées traitées pour l'arrosage des cultures, notamment les conditions techniques permettant de recourir à cette ressource, les méthodes d'arrosage, ainsi que les conditions relatives à la qualité des eaux.

Protection des forêts

Les espaces forestiers français sont soumis à différents niveaux de sauvegarde. Le niveau le plus élevé, appelé « Forêt de protection », fait l'objet d'un assouplissement.

Jugé trop contraignant pour la réalisation d'autres objectifs liés à l'intérêt public en ce qu'il conditionne tout travaux dans ces zones au respect d'une procédure lourde, des ajustements étaient nécessaires.

C'est pourquoi il est désormais possible de réaliser de nouveaux types de travaux sur simple déclaration ou demande au préfet.

La possibilité est également offerte aux ministres chargés des forêts et de l'agriculture de déclasser certaines zones bénéficiant de ce niveau de protection, sans pour autant que cela soit pleinement justifié.

Exploitations agricoles : simplification du dispositif de certification environnementale

Depuis le 1er novembre 2023, le 1er niveau de la certification environnementale que les exploitations agricoles pouvaient obtenir par un autodiagnostic contrôlé par un organisme agréé a été supprimé.

Pour rappel, voici les deux autres niveaux de la certification environnementale :

  • niveau 2 : certification environnementale portant sur 4 thématiques en matière d'investissement pour le maintien de la biodiversité, en matière de stratégie phytosanitaire, de gestion de la fertilisation et de gestion de la ressource en eau ;
  • niveau 3 : label Haute Valeur Environnementale (HVE), permettant, le cas échéant, l'obtention d'un crédit d'impôt.

Vigilance ! Cette suppression du niveau 1 n'entraîne pas une baisse des contraintes pour atteindre les niveaux suivants.

Sources :

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16/01/2024

Entreprises adaptées : prolongement possible des aides financières !

La loi dite « Plein Emploi » est venue pérenniser le dispositif, jusqu'alors expérimental, d'entreprise adaptée de travail temporaire. Les conditions dans lesquelles ces structures peuvent continuer à bénéficier, à titre transitoire, de certaines aides financières viennent d'être détaillées. Explications.

Une possibilité nouvelle de prolongation des aides financières !

Les entreprises adaptées et structures d'insertion par l'activité économique sont celles qui comptent une majorité de travailleurs handicapés parmi leurs effectifs.

Ces entreprises peuvent bénéficier d'une aide financière versée en fonction, notamment, des postes ouverts et disponibles pour les travailleurs concernés.

En principe, ces aides doivent être révisées annuellement par la conclusion d'avenants dits « avenants financiers annuels ».

Désormais, le Gouvernement autorise la prolongation du versement des aides financières, selon les modalités prévues par les avenants financiers annuels conclus l'an passé et ce, jusqu'à la conclusion d'un nouvel avenant financier.

En tout état de cause, cette prolongation ne pourra pas dépasser une date fixée par un arrêté (non encore paru) et ne pourra pas aller au-delà du 31 mai de l'année concernée.

Précisons qu'au-delà du 31 mai (ou de la date restant encore à fixer par arrêté), le versement des aides financières sera suspendu jusqu'à la conclusion du nouvel avenant.

Enfin, en l'absence de la conclusion d'un nouvel avenant avant le 30 septembre de l'exercice en cours, les aides qui auront été versées au titre de cette prolongation pourront faire l'objet d'une demande de remboursement.

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16/01/2024

Associés de société d'exercice libéral (SEL) : le point sur le régime fiscal applicable

Le régime fiscal applicable aux associés de société d'exercice libéral (SEL) n'est pas le plus simple à manier. C'est pourquoi, l'administration fiscale a décidé de clarifier les choses dans sa documentation. Explications.

En matière d'impôt sur le revenu

La catégorie dans laquelle sont imposées les rémunérations perçues par les associés de société d'exercice libéral (SEL) est liée à l'existence ou non d'un lien de subordination entre l'associé et la SEL.

Par conséquent, ces rémunérations seront taxées à l'impôt sur le revenu (IR) dans la catégorie des bénéfices non commerciaux (BNC) si l'activité est exercée à titre libéral dans la société. En revanche, s'il est démontré qu'il existe un lien de subordination entre l'associé et la SEL, les rémunérations seront imposées dans la catégorie des traitements et salaires.

Une réponse ministérielle précisait qu'il convenait de soumettre à l'IR, dans la catégorie des traitements et salaires, les rémunérations perçues par les associés non dirigeants de société d'exercice libéral à responsabilité limitée (SELARL) en contrepartie de l'exercice de leur activité libérale au sein de la société.

À compter de l'imposition des revenus de 2024, les rémunérations des associés non dirigeants d'une SELARL qui exercent leur activité au sein de cette société et qui n'ont, par conséquent, pas de clientèle personnelle, ne relèvent plus, par principe, du régime des traitements et salaires comme c'était le cas auparavant, mais du régime des BNC en l'absence de lien de subordination.

Notez qu'à compter de 2024 les associés de SEL peuvent bénéficier du régime micro-BNC dès lors qu'ils respectent les conditions de chiffre d'affaires.

  • Déduction des cotisations de type « Madelin »

Les cotisations dites « Madelin » ne sont pas déductibles des revenus déclarés dans la catégorie des traitements et salaires.

Pour mémoire, ce type de cotisations est versé dans le cadre de contrats dits « Madelin » qui permettent aux travailleurs indépendants de se constituer une retraite complémentaire en sus de la retraite obligatoire.

Par conséquent, les associés de SEL dont la rémunération est imposable dans cette catégorie ne peuvent pas déduire les cotisations « Madelin » de leurs revenus pour le calcul de leur IR.

  • Honoraires rétrocédés

Lorsqu'une SEL verse directement une rémunération à l'associé d'une SPFPL (société de participations financières de professions libérales) au titre de son activité professionnelle au sein de cette SEL, cette rémunération relève de la catégorie des BNC.

  • Option pour l'assimilation à une entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL)

Pour rappel, les entrepreneurs individuels relevant de l'IR ont la possibilité d'opter pour leur assimilation à une EURL (entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée) ce qui emporte assujettissement à l'impôt sur les sociétés (IS).

Par entrepreneur individuel, il faut entendre une personne physique qui exerce en son nom propre une ou plusieurs activités professionnelles indépendantes.

Notez que les associés de SEL accomplissent leurs actes professionnels au nom et pour le compte de la société.

Par conséquent, le professionnel associé d'une SEL n'est pas réputé exercer son activité en son nom propre et ne répond donc pas à la définition d'un entrepreneur individuel.

Dès lors, il ne peut pas exercer l'option pour l'assimilation à une EURL et ce, qu'il soit directement associé de la SEL ou qu'il détienne indirectement les titres de cette société par l'intermédiaire d'une SPFPL.

En matière de TVA

Les rémunérations techniques perçues par les associés de la part de SEL n'entrent pas dans le champ d'application de la TVA.

Les SEL, à l'instar des sociétés civiles professionnelles et des sociétés de capitaux ayant pour objet l'exercice en commun de la profession de leurs membres ont, en tant que telles, la qualité d'assujetti redevable de la TVA.

Les membres de ces SEL ne sont donc pas eux-mêmes redevables de la taxe.

En matière de cotisation foncière des entreprises

Les SEL ont pour objet l'exercice d'une profession libérale soumise à un statut législatif ou réglementaire, ou dont le titre est protégé… donc d'une activité professionnelle !

Dès lors, les SEL, sociétés commerciales par la forme et qui exercent une activité libérale, sont imposables à la CFE (cotisation foncière des entreprises) et à la CVAE (cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises) dans les conditions de droit commun.

Les associés de SEL qui ont la qualité de salariés sont hors du champ de la CFE.

Toutefois, ceux qui exercent une activité non salariée sont susceptibles d'être imposés à la CFE en leur nom propre.

L'existence d'une activité propre peut être établie par un faisceau d'indices témoignant d'une absence de lien de subordination avec la SEL, de l'existence de moyens propres ou encore d'une clientèle ou patientèle distincte.

Et les dispositifs d'épargne salariale ?

Les dispositifs d'épargne salariale s'adressent en premier lieu aux salariés.

La loi a ouvert progressivement le bénéfice des dispositifs d'épargne salariale aux dirigeants dans les entreprises employant au moins un salarié en sus d'eux-mêmes et moins de 250 salariés.

Les dirigeants concernés sont les chefs de ces entreprises, leur conjoint ou partenaire lié par un pacte civil de solidarité s'il a le statut de conjoint collaborateur ou de conjoint associé, les présidents, directeurs généraux, gérants ou membres du directoire s'il s'agit de personnes morales.

Le régime d'imposition des bénéficiaires n'a pas d'impact sur ces dispositions.

S'agissant des professionnels libéraux exerçant dans une SEL, l'administration fiscale précise que rien ne s'oppose à ce qu'ils bénéficient des dispositifs d'épargne salariale en tant que dirigeant dans les cas prévus par la loi, à savoir s'ils ont le statut de présidents, directeurs généraux, gérants ou membres du directoire de la société.

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