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28/06/2023

Pacte Dutreil : c'est quoi une « activité commerciale » ?

Le pacte Dutreil est un dispositif fiscal qui, toutes conditions remplies, permet de réduire le montant des droits d'enregistrement dû lors de la transmission de titres de société exerçant une activité industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou libérale. L'activité de location d'établissement commercial ou industriel « équipé » est-elle une « activité commerciale » ? Réponse inédite du juge…

Location d'un local commercial « équipé » = activité commerciale ?

À l'occasion de la transmission de parts de société, des droits d'enregistrement sont généralement dus.

Il existe certains dispositifs permettant de réduire (un peu) le montant de ces droits, parmi lesquels le Pacte Dutreil.

Schématiquement, ce pacte permet, toutes conditions remplies (engagements collectif et individuel de conservation des titres, nature de l'activité de la société dont les titres sont transmis, etc.), de bénéficier d'une exonération de droits d'enregistrement à concurrence des ¾ de la valeur des titres transmis et ce, sans limitation de montant.

Plus simplement, seuls 25 % de la valeur des titres transmis sera soumise à l'impôt.

Parmi les conditions à remplir, la société dont les titres sont transmis doit exercer, de manière prépondérante, une activité industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou libérale.

Dans le cadre d'une récente affaire opposant une famille à l'administration fiscale sur la question de la mise en place d'un tel pacte après une donation-partage portant sur des titres de société, le juge est venu apporter des précisions sur la notion « d'activité commerciale ».

Pour lui, l'activité de location d'établissements commerciaux ou industriels munis des équipements nécessaires à leur exploitation constitue une « activité commerciale ».

Un positionnement inédit et contraire à la position de l'administration fiscale qui, de son côté, refuse systématiquement la mise en place de pacte Dutreil lorsque la société dont les titres sont transmis exerce ce type d'activité.

Reste à savoir s'il sera réitéré à l'avenir. Affaire à suivre…

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27/06/2023

Prêt à taux zéro mobilité : des justificatifs à fournir

Le « prêt à taux zéro mobilité » ou « PTZ-m » profite, sous conditions (localisation géographique, ressources, etc.), aux personnes qui souhaitent acheter un véhicule peu polluant ou financer la transformation d'un véhicule thermique en véhicule électrique. La liste des documents à fournir pour justifier du respect des conditions d'attribution de ce type de prêt est désormais connue…

Prêt à taux zéro mobilité : à vos documents !

Depuis le 1er janvier 2023 et sous condition de ressources, certaines personnes peuvent bénéficier d'un prêt à taux zéro (PTZ) dès lors qu'elles vivent dans ou à proximité de certaines zones du territoire : les zones à faibles émissions mobilité (ZFE-m).

Ce prêt est destiné :

  • à financer l'achat d'un véhicule (voiture particulière ou camionnette) dont le poids total autorisé en charge est inférieur ou égal à 2,6 tonnes et qui émet une quantité de dioxyde de carbone inférieure ou égale à 50 g/km ;
  • ou à financer la transformation d'un véhicule à motorisation thermique en véhicule à motorisation électrique à batterie ou pile à combustible, ce qu'on appelle le « rétrofit électrique ».

Pour pouvoir en bénéficier, vous devrez fournir un certain nombre de justificatifs (attestation de domiciliation, contrat de travail, etc.), dont la liste complète est disponible ici.

Vous devrez également justifier des conditions d'éligibilité technique du véhicule (genre national du véhicule, catégorie internationale CE du véhicule, etc.), ainsi que du montant du prêt demandé (bon de commande, contrat de location, etc.).

Ces « prêts à taux zéro mobilité » ou « PTZ-m » sont délivrés par des établissements de crédit et des sociétés de financement habilités.

Pour pouvoir accorder ce type de prêt, les établissements concernés doivent signer une convention type avec l'État qui prévoit, notamment :

  • les conditions d'habilitation requises pour instruire les demandes de prêt ;
  • les conditions à remplir pour bénéficier de la réduction d'impôt ;
  • les obligations déclaratives à respecter ;
  • les sanctions en cas de non-respect de la réglementation ;
  • les conditions dans lesquelles la convention type peut être modifiée ;
  • etc.

Ils doivent également conserver, pour chaque prêt, l'ensemble des pièces justificatives fournies par l'emprunteur et ce, jusqu'à l'extinction de la créance.

Sources :

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26/06/2023

Des « passeports » de compétences et de prévention pour les salariés !

Le Gouvernement a créé 2 nouveaux outils à destination des travailleurs, afin de les accompagner dans leur vie professionnelle et de leur permettre de développer leurs compétences. Il s'agit du « Passeport de compétences » et du « Passeport de prévention ». Explications.

2 nouveaux outils en phase de test !

Le « Passeport de compétences » et le « Passeport de prévention » sont 2 nouveaux services publics mis à disposition des travailleurs.

Le premier permet de retrouver dans un seul espace en ligne toutes les informations sur la vie professionnelle, le parcours professionnel et sur les diplômes, titres ou certifications professionnelles que le travailleur a acquis.

Les travailleurs pourront ensuite partager ces données auprès des employeurs, par le biais d'un CV sécurisé, infalsifiable et téléchargeable depuis leur espace personnel. Les renseignements contenus dans ce CV seront garantis authentiques.

Quant au « Passeport de prévention », il a pour objectif de renforcer la prévention en santé au travail. Il recense les compétences et connaissances des travailleurs en matière de prévention des risques professionnels. Il pourra garantir et tracer les acquis en matière de santé et sécurité au travail, notamment grâce à l'élaboration d'une attestation de prévention.

Les employeurs pourront ainsi adapter au mieux les formations en santé et sécurité au travail qu'ils doivent obligatoirement délivrer aux travailleurs.

En pratique, ces 2 passeports sont accessibles via la plateforme « Mon Compte Formation » et nécessite l'ouverture d'un compte personnel de formation (CPF).

Notez que ces 2 outils sont, pour le moment, en phase de test.

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23/06/2023

Livraison de repas à domicile = crédit d'impôt ?

Les particuliers peuvent, toutes conditions remplies, bénéficier d'un crédit d'impôt sur le revenu pour les sommes qu'ils versent au titre de l'emploi direct d'un salarié à domicile ou du recours à une association, un organisme, etc., pour la réalisation de services à la personne. À ce propos, l'activité de livraison de repas à domicile est-elle un « service à la personne » permettant de bénéficier de cet avantage fiscal ?

La livraison de repas à domicile fait-elle partie d'une « offre globale » de prestations ?

Toutes conditions remplies, les particuliers domiciliés en France peuvent bénéficier d'un crédit d'impôt sur le revenu au titre des sommes versées pour :

  • l'emploi direct d'un salarié intervenant à domicile ;
  • l'emploi d'une association, d'une entreprise ou d'un organisme déclaré proposant des services à la personne, ou l'emploi d'un organisme à but non lucratif ayant pour objet l'aide à domicile.

Il n'est possible de bénéficier de cet avantage fiscal que pour certaines dépenses limitativement énumérées. À titre d'exemple, on peut citer les dépenses liées à :

  • la garde d'enfants de plus de 6 ans à domicile ;
  • l'assistance dans les actes quotidiens de la vie ou à l'aide à l'insertion sociale aux personnes âgées et aux personnes handicapées ou atteintes de pathologies chroniques qui ont besoin de telles prestations à domicile ;
  • l'entretien de la maison et aux travaux ménagers ;
  • etc.

Par principe, les dépenses prises en compte pour le calcul du crédit d'impôt sont celles qui concernent des prestations réalisées au domicile de la personne.

Toutefois, les sommes versées au titre de prestations réalisées à l'extérieur du domicile peuvent également être prises en compte, dès lors qu'elles sont comprises dans un ensemble de services incluant des activités effectuées au domicile (ce que l'on appelle une « offre globale »).

Les dépenses liées à la livraison de repas à domicile sont donc éligibles au crédit d'impôt si cette prestation fait partie d'une « offre globale ».

Interrogé sur la possibilité de faire évoluer la réglementation pour permettre à ces services de portage de repas de devenir éligibles au bénéfice de l'avantage fiscal sans avoir à être intégrés au sein d'une offre globale de services effectués au domicile, le Gouvernement répond par la négative.

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23/06/2023

Impôt sur le revenu 2023 : la suite…

À la suite de votre déclaration d'impôt 2023 sur les revenus 2022, bonne nouvelle : vous allez percevoir le remboursement d'un trop-perçu d'impôt par l'administration fiscale. Mais vos coordonnées bancaires sont-elles à jour ?

Impôt sur le revenu 2023 : vos coordonnées bancaires sont-elles à jour ?

Après avoir rempli votre déclaration d'impôt 2023 sur les revenus 2022, 3 situations sont possibles

  • soit le montant de l'impôt qui vous a été prélevé par le biais du prélèvement à la source (PAS) correspond à celui que vous devez, auquel cas vous n'avez aucune démarche à effectuer ;
  • soit le montant de l'impôt qui vous a été prélevé est inférieur au montant que vous devez réellement, auquel cas vous devrez régulariser votre situation, via le versement d'un solde d'impôt ;
  • soit le montant de l'impôt qui vous a été prélevé est supérieur au montant réellement dû, auquel cas vous allez bénéficier d'un remboursement de trop-perçu de la part de l'administration fiscale.

Dans cette dernière situation, vous devez vous assurer que les coordonnées bancaires que vous avez transmises à l'administration fiscale sont correctes, au risque de ne pas percevoir le remboursement escompté.

Si tel n'est pas le cas, vous avez jusqu'au 3 juillet 2023 inclus pour transmettre vos nouvelles coordonnées bancaires :

  • par le biais de votre espace particulier sur le site Internet impots.gouv.fr ;
  • par téléphone au 0 809 401 401, du lundi au vendredi de 8h30 à 19h.

Le remboursement du trop-perçu devrait vous parvenir soit le 24 juillet 2023, soit le 2 août 2023.

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22/06/2023

Contrôle technique des motos : ça s'accélère ?

Verra ou verra pas le jour ? La question de la mise en place d'un contrôle technique pour les motos vient une nouvelle fois de faire la une de l'actualité… et voit encore s'affronter les opposants et les partisans d'un tel contrôle. Qui va gagner cette fois ?

Contrôle technique des motos : applicable dès l'été 2023 ?

La mise en œuvre du contrôle technique des motos est un serpent de mer.

Alors même que la réglementation européenne impose sa mise en place depuis le 1er janvier 2022, il n'est toujours pas effectif en France, le Gouvernement s'y refusant.

Un refus que contestent des associations, favorables à la mise en œuvre de ce contrôle.

Ces débats ont déjà donné lieu à une décision du juge, qui avait demandé au Gouvernement de mettre en place rapidement cette obligation et donc, de se conformer à la réglementation européenne. Une injonction demeurée vaine…

Et qui a amené les associations à faire appel au juge une nouvelle fois : là encore, elles ont obtenu gain de cause.

Cette fois, le juge donne 2 mois au Gouvernement à compter de la notification de la décision pour mettre en place le contrôle technique des motos.

Affaire (encore) à suivre…

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14/06/2023

Donation, présent d'usage : quelle différence ?

À la suite du décès de leur mère, un frère et une sœur sont en désaccord. Le motif : certaines sommes d'argent que la mère aurait versé au frère avant son décès. Une donation, pour la sœur, qui estime que cet argent doit être rapporté à la succession. Un présent d'usage, pour le frère, qui entend bien garder les « cadeaux » de sa mère. Qui a raison ?

Donation, présent d'usage : une distinction impérative !

Suite au décès de leur mère, une sœur demande à son frère de rapporter à la succession la somme de 23 697 € correspondant à des donations qu'il aurait reçue du vivant de leur mère.

Une demande que conteste le frère, notamment concernant deux retraits bancaires, d'une valeur respective de 2 200 € et 1 300 €. Pour lui, ces deux sommes ne sont pas des « donations », mais des « présents d'usage ».

Pour mémoire, les présents d'usage se définissent comme étant « les cadeaux faits à l'occasion de certains évènements, conformément à un usage, et n'excédant pas une certaine valeur » (anniversaire, mariage, etc.).

La distinction entre une donation et un présent d'usage est importante car contrairement aux donations, les présents d'usage n'ont pas à être rapportés à la succession... et ne sont donc pas soumis aux droits de succession.

Dans cette affaire, le frère soutient que les 2 retraits bancaires sont bien des présents d'usage, car compatibles avec les capacités financières de sa mère. En outre, il indique qu'à l'époque, il vivait avec elle et avait la charge de son entretien quotidien…

Sauf qu'il ne précise ni la nature des évènements à l'occasion desquels sa mère lui aurait fait de tels cadeaux, ni l'usage justifiant d'une telle gratification, constate le juge.

L'affaire devra donc être rejugée pour éclaircir ces points…

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09/06/2023

Rejet d'une déclaration de succession : que peut (ou ne peut pas) faire l'administration fiscale ?

Après une mise en demeure de l'administration fiscale, des héritiers envoient la déclaration de succession demandée. Mais parce qu'elle a été rejetée et donc non enregistrée dans les temps, l'administration traite ce dossier comme si la déclaration n'avait pas été envoyée dans les délais…et redresse les héritiers ! Qu'en pense le juge ?

Rejet d'une déclaration de succession : après l'heure, ce n'est plus l'heure ?

Une femme décède et laisse 4 enfants qui doivent déposer une déclaration de succession. Ce document permet d'établir la composition du patrimoine de la défunte en indiquant ses actifs et son passif. Avec ces éléments, l'administration fiscale peut chiffrer le montant des droits de succession à payer.

Ce formulaire doit, en principe, être communiqué à l'administration dans les 6 mois à compter de la date du décès. Or ici, les héritiers ont pris du retard. L'administration fiscale leur envoie donc une mise en demeure.

Relance prise en compte par les enfants qui déposent la déclaration de succession dans les temps…avant de recevoir un avis de mise en recouvrement, l'administration fiscale ayant pris la décision de les taxer d'office !

« À tort ! », selon les héritiers qui rappellent que la taxation d'office, procédure mise en œuvre à l'encontre d'une personne n'ayant pas, ou pas correctement, fait sa déclaration, n'est pas applicable.

Pourquoi ? Parce que la déclaration de succession réclamée a été déposée dans le délai de 90 jours prévu par la loi suivant la mise en demeure. Une régularisation qui empêche l'administration d'avoir recours à la procédure de taxation d'office.

Sauf que, selon l'administration, la déclaration de succession était irrégulière : au lieu de payer les sommes réclamées, les héritiers ont uniquement versé un acompte symbolique, sans avoir, au préalable, fait une demande d'étalement… Ce qui a provoqué le rejet et donc, le non-enregistrement de la déclaration dans les délais, et autorise l'administration à mettre en œuvre la procédure de taxation d'office.

« Non ! », tranche le juge en faveur des héritiers : peu importe le rejet et le délai d'enregistrement de l'administration, la déclaration de succession a bien été déposée dans les délais prévus. Par conséquent, la taxation d'office ne peut pas être appliquée.

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09/06/2023

Réduction d'impôt au titre de l'aide apportée à certains créateurs d'entreprise : c'est fini !

Comme chaque année, la loi de finances pour 2023 est venue procéder à la suppression de certains avantages fiscaux jugés « inefficients ». Parmi eux, la réduction d'impôt sur le revenu accordée au titre de l'aide apportée à certains créateurs d'entreprise…

Toutes conditions remplies, les particuliers fiscalement domiciliés en France qui apportaient une aide bénévole à certaines personnes inscrites comme demandeurs d'emploi, titulaires du revenu de solidarité active (RSA) ou de l'allocation aux adultes handicapés (AAH), créant ou reprenant une entreprise industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou libérale, pouvaient bénéficier d'une réduction d'impôt sur le revenu.

Le montant de cet avantage fiscal était fixé à 1000 € par personne accompagnée. Le cas échéant, ce montant pouvait être majoré de 400 € lorsque la personne aidée était une « personne handicapée » au sens de la règlementation.

Cet avantage fiscal a été supprimé par la loi de finances pour 2023. Il n'est donc plus possible d'en bénéficier !

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09/06/2023

Piscines non déclarées : la chasse à la fraude est ouverte !

Dans le cadre du projet « Foncier innovant », l'administration fiscale a lancé, en 2021, une expérimentation dans quelques départements pour détecter les piscines non déclarées. Parce que les résultats sont très satisfaisants, notamment en termes de recettes pour les communes, ce dispositif vient d'être généralisé sur l'ensemble du territoire métropolitain…

Une expérimentation généralisée sur tout le territoire métropolitain !

Dans le cadre du projet « Foncier innovant », l'administration fiscale a lancé une expérimentation en 2021.

L'objectif : lutter contre la fraude et rétablir une juste imposition des biens.

Pour cela, elle a exploité les prises de vue aériennes réalisées par l'Institut national de l'information géographique et forestière (IGN) pour détecter les constructions et aménagements non déclarés… Ce qui, concrètement, lui a permis d'extraire des images prises par l'IGN, consultables par tous sur le site internet https://www.geoportail.gouv.fr/, le contour des piscines et des immeubles bâtis.

Ensuite, un traitement informatique s'est chargé de vérifier si les éléments détectés étaient correctement imposés aux impôts locaux, en croisant ces données avec les déclarations des propriétaires effectuées auprès des services de l'urbanisme et des services fiscaux.

Enfin, chaque anomalie a été vérifiée par un agent vérificateur avant toute opération de relance et de taxation du propriétaire.

Pour s'assurer du bon fonctionnement du dispositif, l'expérimentation portant sur la détection des piscines non imposées a été menée dans 9 départements :

  • Alpes-Maritimes ;
  • Var ;
  • Bouches-du-Rhône ;
  • Ardèche ;
  • Rhône ;
  • Haute-Savoie ;
  • Morbihan ;
  • Maine-et-Loire ;
  • Vendée.

Les résultats de ce test grandeur nature ont été publiés… et sont très satisfaisants ! Plus de 20 000 piscines ont été taxées pour l'année 2022 ce qui, pour les autorités, a représenté un gain supplémentaire de près de 10 M€.

C'est pourquoi, depuis la fin du mois de mai 2023, cette « expérimentation » est généralisée sur l'ensemble du territoire métropolitain.

Des courriers ou des courriels sont en cours d'acheminement vers les 120 000 propriétaires de piscines détectées sur l'ensemble des départements, afin de leur demander de régulariser leur situation.

À réception, les propriétaires disposent d'un délai de 30 jours pour déclarer leur piscine en ligne, via le service « Biens immobiliers » disponible dans leur espace « Particulier » sur le site internet des impôts.

Pour les aider dans cette démarche, la piscine détectée porte une pastille électronique indiquant « déclaration foncière attendue ». De même, une vidéo de présentation de la démarche à réaliser est disponible.

Si vous êtes concerné, mais que vous n'avez pas d'accès internet, vous pouvez effectuer cette régularisation, par courrier, en renvoyant à votre service des impôts le formulaire no 6650-H1.

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06/06/2023

Loc'Avantages : location sociale contre réduction fiscale

Remplaçant le dispositif « Louer abordable » ou « Cosse », « Loc'Avantages » permet aux propriétaires qui acceptent de louer un bien immobilier, en tant que résidence principale, à un prix inférieur au prix du marché, de bénéficier d'une réduction d'impôt. Quelles sont les conditions à remplir pour bénéficier de cet avantage fiscal ? Réponses.

Loc'Avantages : un partenariat avec l'Anah

Pour bénéficier du dispositif « Loc'Avantages » et donc, d'une réduction d'impôt sur le revenu, le propriétaire d'un bien immobilier doit remplir plusieurs conditions. Ainsi, il doit louer :

  • à un loyer dont le montant est inférieur au prix du marché local ;
  • un logement qui sera occupé à titre de résidence principale ;
  • à un locataire dont les ressources ne dépassent pas un plafond fixé par l'État ;
  • un bien non meublé ;
  • pour une durée de 6 ans minimum ;
  • à toute personne autre qu'un membre de sa famille ;
  • un logement classé A, B, C ou D par le diagnostic de performance énergétique (DPE).

Notez qu'une convention avec l'Agence nationale de l'habitat (Anah) doit également être signée.

Concrètement, le montant de la réduction d'impôt varie selon le mode de location et l'écart entre le loyer et le prix du marché.

Si vous louez sans intermédiation locative, la réduction sera calculée en appliquant un taux de :

  • 15 %, à condition que le loyer se situe 15 % en dessous des prix du marché ;
  • 35 %, à condition que le loyer se situe 30 % en dessous des prix du marché.

Si vous louez avec intermédiation locative, la réduction sera calculée en appliquant un taux de :

  • 20 %, à condition que le loyer se situe 15 % en dessous des prix du marché ;
  • 40 %, à condition que le loyer se situe 30 % en dessous des prix du marché ;
  • 65 %, à condition que le loyer se situe 45 % en dessous des prix du marché.

Dans les hypothèses de location avec intermédiation locative, lorsque le loyer pratiqué est situé à 30 % ou 45 % en dessous des prix du marché, une prime pouvant aller jusqu'à 3 000 € peut également être perçue.

Le propriétaire peut ainsi toucher :

  • 1 000 € en cas de recours à la location / sous location ;
  • 2 000 € en cas de recours à un mandat de gestion ;
  • 1 000 € de majoration si la surface du logement est inférieure ou égale à 40 m².

Notez que ces conditions de prix de marché s'accompagnent de conditions de ressources du locataire : plus le loyer est bas et plus le plafond de ressources appliqué au locataire le sera également.

Retenez enfin que la démarche auprès de l'Anah doit être effectuée dans un délai de 2 mois à compter de la prise d'effet du bail.

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05/06/2023

Revenus fonciers : travaux effectués sur plusieurs années = reconstruction ?

Après avoir réalisé des travaux dans un immeuble donné en location, une SCI déduit les sommes correspondantes de ses revenus fonciers. Une erreur, selon l'administration fiscale, qui constate que ces travaux, qui se sont étendus sur près de 4 années, s'apparentent à une opération de reconstruction. Une qualification qui, selon elle, empêche toute déduction. Qu'en pense le juge ?

Revenus fonciers et travaux de reconstruction : prouvez-le !

Une société civile immobilière (SCI) achète un immeuble dans lequel elle fait réaliser des travaux en vue de le donner en location.

2 ans plus tard, elle effectue de nouveaux travaux (réfection de l'installation électrique, du chauffage, des menuiseries, des peintures, de l'isolation et des sols), qu'elle va venir déduire de son revenu foncier.

Ce que conteste l'administration fiscale, qui considère que les travaux en question sont, en réalité, indissociables des travaux de gros œuvre, réalisés 2 ans plus tôt…

Pour elle, les travaux entrepris par la SCI sur plusieurs années sont non seulement « importants », mais ont aussi, pour partie, affectés le gros œuvre du bâtiment.

Cet ensemble de travaux peut donc être assimilé à une opération de reconstruction… empêchant ainsi toute déduction des revenus fonciers.

Mais le juge n'est pas de cet avis ! Il estime que pour appuyer ses dires, l'administration fiscale n'a pas recherché si :

  • les premiers travaux pouvaient eux-mêmes être qualifiés de travaux de reconstruction ;
  • les travaux les plus récents étaient indissociables des premiers travaux réalisés.

L'affaire devra donc être rejugée…

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