Actu juridique

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10/02/2023

Warrants agricoles : de nouveaux bordereaux !

Les agriculteurs peuvent mettre en place un « warrant » sur les biens de leur exploitation, afin de garantir un prêteur. Dans ce cadre, la garantie consentie devra être inscrite sur un registre dédié, tenu par le greffe du tribunal judiciaire ou de commerce, au moyen d'un bordereau spécifique… Que le Gouvernement vient de publier. Explications.


Warrants agricoles : le formalisme évolue

Pour mémoire, un exploitant agricole est souvent amené à emprunter des fonds dans le cadre de son activité.

Afin de rassurer son prêteur, il peut être mis en place un warrant agricole : il s'agit d'une garantie accordée par le professionnel emprunteur sur les biens de son exploitation.

Lorsqu'une telle garantie est envisagée, elle doit être inscrite sur un registre spécial tenu par le greffier du tribunal judiciaire ou de commerce.

Le Gouvernement vient d'apporter des précisions concernant les bordereaux utilisés pour inscrire ces warrants au registre concerné.

Les modèles de bordereaux sont ainsi consultables ici.

Source : Arrêté du 24 janvier 2023 relatif aux bordereaux d'inscriptions initiales, modificatives, de renouvellement et de radiation des warrants agricoles au registre des sûretés mobilières

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10/02/2023

Placements collectifs : généralisation du « document d'informations clés »

L'information des consommateurs est une composante importante de leur protection. C'est pourquoi la France et a fortiori l'Union européenne, cherchent à faire en sorte qu'ils soient de plus en plus, et de mieux en mieux informés sur les produits et services auxquels ils ont accès… Y compris dans le domaine financier…


Mise en place générale du document d'informations clés (DIC)

En 2018, l'Union européenne a adopté le règlement Packaged Retail Investment and insurance-based Products (PRIIPs). Ce texte vise à améliorer et uniformiser, dans les États-membres, les pratiques en matière d'information des consommateurs qui souscrivent à des placements collectifs ou « packagés »

Parmi ces produits, qui permettent aux consommateurs d'investir sans avoir à faire directement de transactions sur des marchés financiers on retrouve, notamment :

  • les fonds ;
  • les SICAV ;
  • les placements et obligations à formule ;
  • les SCPI ;
  • certains contrats d'assurance-vie en unités de compte.

Depuis le 1er janvier 2023, et à l'issue d'une période de mise en place progressive, tous les professionnels proposant ces produits devront remettre à leurs potentiels clients un document d'informations clés (DIC).

Ce document, qui sera harmonisé au niveau européen, regroupera plusieurs informations essentielles qui permettront aux consommateurs de mieux comprendre les caractéristiques du produit qu'ils s'apprêtent à souscrire.

On retrouve parmi elles :

  • les objectifs du produit ;
  • la catégorie d'investisseurs auxquels il se destine ;
  • une description des risques et gains potentiels qui y sont liés ;
  • un indicateur du niveau de risque noté de 1 (peu risqué) à 7 (le plus risqué) ;
  • la perte maximale de capital possible ;
  • 4 scénarios de performance possibles ;
  • la durée de détention recommandée ;
  • les frais et leur impact sur le rendement.

Pour tous les produits concernés, le DIC devra être actualisé en cas d'évolution importante de l'une des caractéristiques ou, au minimum, une fois par an.

Source : Actualité de l'AMF du 1er février 2023 : « Le document d'informations clés (DIC) est désormais généralisé à tous les placements collectifs »

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10/02/2023

Forains : le Gouvernement précise les modalités d'inscription au fichier national

Le Gouvernement vient de préciser les modalités d'inscription au fichier national des forains, ainsi que les pièces à fournir à cette occasion par le professionnel. Revue de détails…


Fichier national des forains : les précisions du Gouvernement

Le Gouvernement vient de préciser les modalités d'inscription au fichier national des forains. Pour rappel, cette inscription est facultative pour les professionnels du secteur et leur permet d'obtenir l'attestation professionnelle de forain.

Sont directement concernés les professionnels exerçant leur activité de manière itinérante ou sédentaire, dans les fêtes foraines, ainsi que dans les manèges ou carrousels isolés, par occupation du domaine public autorisée par les communes concernées.

La demande doit être faite en ligne auprès de CCI France et est accompagnée du paiement d'une redevance d'un montant de 120 € TTC. La liste des pièces à fournir est disponible ici.

En cas de demande incomplète, CCI France devra indiquer au professionnel la liste des pièces manquantes, dans un délai d'un mois à compter de la réception de la demande.

Si le professionnel ne complète pas son dossier dans un délai de 2 mois à compter du moment où il a été prévenu des pièces manquantes, le dossier devient caduc et le professionnel devra tout de même s'acquitter du paiement de la redevance.

L'attestation professionnelle délivrée est valable 5 ans et peut être renouvelée.

Source :

  • Décret n° 2023-57 du 2 février 2023 relatif à l'inscription au fichier national des forains
  • Arrêté du 2 février 2023 pris pour l'application de l'article 2 du décret n° 2023-57 du 2 février 2023 relatif au fichier national des forains

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09/02/2023

Référencement web (SEO) : le point (juridique) sur le « brandjacking »

Pour être bien référencées sur le Web, certaines entreprises achètent un ou plusieurs mots clés, ce qui leur permet d'apparaître en tête de liste sur les moteurs de recherche. Une dérive actuelle consiste à acheter les mots clés de marques concurrentes (« brandjacking »). Une pratique illégale ? Pas si sûr…


Référencement web (SEO) : que pense le juge du « brandjacking » ?

Pour un député, le « brandjacking » dans le monde du référencement web est une pratique qui se situe entre parasitisme et usurpation d'identité.

Schématiquement, cela consiste à acheter les mots clés de marques concurrentes, pour que les résultats des recherches Web renvoient sur le site de l'acheteur… et non pas sur celui de la marque concurrente.

Interrogé sur ce qu'il compte faire pour mettre fin à cette pratique qui coûterait des millions d'euros chaque année aux entreprises françaises, le Gouvernement rappelle que le juge s'est déjà prononcé sur le sujet.

Pour lui, cette pratique n'est pas illicite en soi. Toutefois, elle peut le devenir si, compte-tenu du contexte et des modalités de mise en œuvre, il apparaît qu'elle porte atteinte à la protection légitime d'une marque.

Dans ce cadre, pour caractériser une pratique illicite, le juge doit déterminer, par exemple, s'il est porté atteinte aux fonctions de la marque « et notamment à sa fonction essentielle qui est de garantir aux consommateurs la provenance du produit ».

Pour conclure, le Gouvernement n'envisage pas d'intervenir à grande échelle pour le moment, et précise que chaque situation doit faire l'objet d'une appréciation au cas par cas.

Source : Réponse ministérielle Potier du 7 février 2023, Assemblée nationale, n° 2100 : « Dangers du brandjacking »

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08/02/2023

Bilan 2022 de la CNIL : les sanctions se multiplient !

La CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés) a présenté le bilan 2022 de ses actions répressives. Et la tendance remarquée en 2021 a été confirmée : les sanctions sont de plus en plus nombreuses ! Quelles leçons faut-il tirer de ce rapport ?


Actions répressives de la CNIL : mieux protéger les données personnelles

L'année 2022 a été marquée par un nombre record de sanctions prises par la CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés) au titre de ses pouvoirs répressifs, pour un montant de 101 277 900 €.

Voici les manquements les plus importants qui ont été constatés quant à la protection des données personnelles :

  • la prospection commerciale et la transmission de données à des partenaires commerciaux sans consentement ;
  • le transfert de données vers les États-Unis sans protection adéquate, via un outil d'analyse statistique ;
  • le manque de mesures de sécurité sur de nombreux sites Web.

Cette hausse des sanctions ne devrait pas aller en diminuant : l'autorité reçoit, en effet, de plus en plus de plaintes de personnes estimant que leurs données personnelles ne sont pas suffisamment protégées.

D'où la nécessité, pour les entreprises, de se mettre en conformité avec le règlement général sur la protection des données personnelles (RGPD), qui encadre la protection de ces données…

Source : Actualité de la CNIL du 31 janvier 2023 : « Sanctions et mesures correctrices : la CNIL présente le bilan 2022 de son action répressive »

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07/02/2023

Planteurs de canne à sucre : une aide financière pour faire face aux surcoûts

En Guadeloupe, en Martinique et à La Réunion, les planteurs de canne à sucre font face à des surcoûts liés à leur situation ultrapériphérique. Pour les compenser, une aide financière vient d'être créée. Quelles conditions faut-il respecter pour y prétendre ?


Aide financière pour les planteurs de canne à sucre : à quelles conditions ?

Pour pouvoir bénéficier d'une aide financière en raison des surcoûts liés à leur situation, les planteurs de canne à sucre doivent tout d'abord remplir les 3 conditions suivantes :

  • être une petite ou moyenne entreprise au sens de la réglementation européenne, c'est-à-dire :
  • ○ occuper moins de 250 personnes ;
  • ○ avoir un chiffre d'affaires annuel qui n'excède pas 50 M€ ou un total de bilan annuel qui n'excède pas 43 M€ ;
  • être actifs dans le secteur de la culture de la canne à sucre destinée à la production de sucre, et être installés en Guadeloupe, en Martinique ou à La Réunion ;
  • cultiver des surfaces éligibles aux aides agricoles européennes prévues pour les régions ultrapériphériques.

Schématiquement, le montant de l'aide est calculé, par producteur, sur la base d'un montant unitaire défini, appliqué par hectare de cannes à sucre destinées à la production de sucre.

Ce montant unitaire est fixé à 703 € par hectare à La Réunion, 447 € par hectare en Guadeloupe et 397 € par hectare en Martinique.

La demande d'aide doit être effectuée avant le début de la campagne de récolte et, au plus tard, le dernier jour prévu pour effectuer la déclaration des surfaces sur Telepac.

Par dérogation, pour la campagne 2022 à La Réunion et pour la campagne 2023 en Guadeloupe et en Martinique, la demande d'aide est réputée effectuée sur la déclaration Telepac qui a été déposée avant le 16 mai 2022.

En fin de campagne, et pour compléter les dossiers de demande, les informations relatives aux livraisons de canne sont transmises directement par les usines sucrières aux autorités compétentes, au plus tard le :

  • 31 janvier à La Réunion ;
  • 31 octobre en Guadeloupe et Martinique.

Le versement de l'aide est effectué par l'Agence de services et de paiement.

Source :

  • Décret n° 2023-42 du 30 janvier 2023 portant création d'un dispositif d'aide aux planteurs de canne à sucre de la Guadeloupe, de la Martinique et de La Réunion
  • Arrêté du 31 janvier 2023 relatif aux modalités de versement de l'aide visant à compenser les surcoûts de production agricole de la canne destinée à la production de sucre

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07/02/2023

Responsabilité individuelle d'un co-gérant : faut-il poursuivre tout le monde ?

Une SARL demande des comptes à son ancienne dirigeante qui lui aurait fait supporter les factures d'électricité d'une autre structure… Ce que conteste l'intéressée : la SARL a engagé une action contre elle seule, alors que la gérance de la société était assurée par plusieurs personnes. Une pluralité de dirigeants qui pourrait, à son sens, la protéger d'une action individuelle…


Responsabilité individuelle d'un co-gérant : tous dans le même bateau ?

Rappelons d'abord la règle : une SARL peut être gérée par un ou plusieurs gérants. Ces derniers sont responsables, individuellement ou solidairement, envers la société ou envers les tiers :

  • des infractions faites à la loi ou aux règlements ;
  • des violations des statuts de la société ;
  • des fautes commises dans leur gestion.

Dans une récente affaire, une entrepreneuse exploite un restaurant dans un centre commercial. Elle est également cogérante et associée dans une SARL qui exploite un supermarché dans ce même centre.

Cette personne quitte la SARL : elle vend ses parts et démissionne de sa fonction de gérante.

Quelque temps plus tard, la SARL, se rendant compte que son ancienne dirigeante lui faisait supporter les factures d'électricité de son restaurant, décide d'engager sa responsabilité pour faute de gestion.

« Moi seule ? Impossible ! », rétorque l'ancienne dirigeante : la SARL aurait dû engager une action non pas contre elle, individuellement, mais contre l'ensemble des cogérants.

« Faux », tranche le juge. La SARL a tout à fait le droit d'engager la responsabilité de l'ancienne cogérante de manière individuelle pour les fautes commises dans sa gestion et ce, quand bien même il y aurait une pluralité de dirigeants.

Source : Arrêt de la Cour de cassation, chambre commerciale, du 25 janvier 2023, no 21-15772

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07/02/2023

Formation de sage-femme : quoi de neuf ?

Avec l'ambition d'améliorer la reconnaissance et le statut des sages-femmes, une loi spécifique a été publiée courant janvier 2023. Que contient-elle ?


Du nouveau pour la formation des sages-femmes

La loi dite « formation de sage-femme », publiée courant janvier 2023, vise à reconnaître le statut médical des sages-femmes en « mettant leur formation en adéquation avec leurs compétences et leurs responsabilités ».

Ainsi, il est prévu, notamment :

  • un changement des titres de formation pour l'exercice de la profession :
  • ○ pour les étudiants ayant débuté la 2e année du premier cycle des études de maïeutique avant le 1er septembre 2024, il s'agira toujours du diplôme français d'État de sage-femme ;
  • ○ pour les autres, il s'agira du nouveau diplôme français d'État de docteur en maïeutique ;
  • la création d'un 3e cycle d'études de maïeutique, par l'ajout d'une 6e année, qui permet d'octroyer le statut de docteur en maïeutique. Cela devrait permettre la reconnaissance du caractère médical de la profession, favoriser les stages, mieux répartir la charge des études et développer la formation en physiologie et la recherche en maïeutique ;
  • la création d'un statut d'enseignant-chercheur en maïeutique ;
  • l'insertion de la profession de sage-femme dans la nomenclature d'activités française et dans la nomenclature des professions et catégories socioprofessionnelles. Des détails sont attendus sur ce point, au plus tard le 1er janvier 2025.

Source : Loi n° 2023-29 du 25 janvier 2023 visant à faire évoluer la formation de sage-femme

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07/02/2023

Cadeaux d'affaires dans le médical : la DGCCRF sanctionne

Il est commun que des partenaires commerciaux se fassent des « cadeaux d'affaires ». Cependant, dans un souci de probité, il existe des limitations aux possibilités de se faire de tels cadeaux. C'est d'autant plus vrai dans le domaine de la santé, où contrevenir à ces limitations peut coûter cher…


Gare aux cadeaux trop « généreux » …

Offrir des cadeaux à un partenaire commercial peut sembler banal. Néanmoins, la pratique est encadrée afin d'éviter les abus.

Cet encadrement est d'autant plus important dans le secteur médical, où il faut pouvoir s'assurer que les différents acteurs prennent leurs décisions pour le meilleur intérêt de la salubrité publique.

De ce fait, si certains cadeaux sont autorisés, ils le sont dans des limites très précises de valeur et de périodicité.

Pour s'assurer du bon respect de ce cadre, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) dispose d'un pouvoir d'enquête.

À l'occasion de contrôles, elle a découvert qu'un industriel du secteur médical avait pour habitude d'offrir des cadeaux onéreux à des pharmaciens d'officines. Lorsque ceux-ci acceptaient d'acheter, pour leurs pharmacies, des produits de cet industriel au prix fort, ils recevaient des avantages en nature à titre personnel.

Ces avantages, qui pouvaient atteindre jusqu'à 10 000 € de valeur, constituaient des cadeaux illégaux.

Par cette enquête, la DGCCRF a mis au jour une fraude dont l'ampleur totale est estimée à environ 55 M€. Une amende de plus de 6 M€ a été prononcée à l'encontre de l'industriel.

Il est à noter qu'outre la condamnation de ce professionnel, l'ensemble des pharmaciens ayant accepté ces avantages pourront également faire l'objet de poursuites : tout comme le fait d'offrir des cadeaux de cette nature, les accepter contrevient aux règles du dispositif anti-cadeaux…

Des sanctions pouvant aller jusqu'à 75 000 € d'amende et un an d'emprisonnement, tout comme des interdictions d'exercer, pourront être prononcées.

Source : Actualité de la DGCCRF du 27 janvier 2023 : « Une enquête de la DGCCRF conduit à sanctionner pénalement à hauteur de 6,6 M€ des pratiques du groupe URGO ayant entraîné un manquement massif au dispositif « anti-cadeaux »

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06/02/2023

Orthoptistes : l'accès direct est lancé

La recherche de leviers pour permettre aux patients français de bénéficier d'un meilleur accès aux soins est permanente. C'est pourquoi l'accès direct est une solution étudiée pour plusieurs métiers et qui se concrétise pour certains. Exemple des orthoptistes…


Orthoptistes : un accès aux soins visuels facilité

Les orthoptistes sont des professionnels de santé spécialisés dans le dépistage d'affections touchant les fonctions visuelles et dans la rééducation et la réadaptation qui en résultent.

Depuis le mois d'avril 2022, il est annoncé que les orthoptistes pourraient dorénavant être consultés en accès direct pour la première prescription de verres correcteurs des patients de 16 à 42 ans.

L'objectif de cette évolution est triple selon le Gouvernement :

  • diminuer les délais d'attente ;
  • libérer du temps aux médecins ophtalmologistes pour le traitement des affections plus complexes ;
  • rendre les soins visuels financièrement plus accessibles, les orthoptistes ne pouvant pratiquer des dépassement d'honoraires.

Néanmoins, pour que cette mesure puisse effectivement entrer en vigueur, un dernier texte devait être publié détaillant les contre-indications empêchant un patient de se tourner vers un orthoptiste en accès direct.

C'est désormais chose faite : la liste de ces contre-indications est consultable ici.

Depuis le 1er février 2023, les orthoptistes peuvent recevoir les patients autorisés afin de leur prescrire leurs premiers verres correcteurs.

À noter que les personnes déjà équipées de corrections pourront également consulter un orthoptiste en accès direct à condition qu'un contrôle ait été fait par un médecin ophtalmologiste dans les :

  • 5 ans qui précèdent pour les porteurs de lunettes ;
  • 3 ans qui précèdent pour les porteurs de lentilles de contact.

Source :

  • Communiqué du ministère de la Santé et de la Prévention du 31 janvier 2023 : « Une nouvelle avancée pour les patients : l'accès direct aux orthoptistes est à présent possible »
  • Arrêté du 25 janvier 2023 fixant la liste des contre-indications pour la prescription de verres correcteurs et le bilan visuel réalisés par un orthoptiste

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06/02/2023

Production de semences forestières : une subvention possible

Après avoir dévoilé le cadre réglementaire au mois de janvier, le Gouvernement vient d'apporter les précisions nécessaires aux demandes de subventions pour les projets d'investissements des entreprises de production de semences forestières. Quelles sont donc ces modalités ?


Entreprises de production de semences forestières : les modalités de l'aide financière sont connues !

En janvier, le Gouvernement avait annoncé la mise en place d'une nouvelle subvention pour les entreprises de production de semences forestières.

Pour mémoire, les entreprises concernées doivent, pour en profiter, justifier notamment de certaines dépenses en faveurs d'investissements liés, par exemple, à la construction ou l'acquisition de biens immeubles hors terres ou la mise au point de logiciels informatiques.

Comme il l'avait également annoncé, le Gouvernement vient de dévoiler les modalités d'application de ce nouveau régime d'aide.

Ainsi, le montant de subvention sera au moins de 3 000 € et sera plafonné à 200 000 €.

La liste des matériels et travaux éligibles est consultable ici. Par exemple, dans l'objectif d'amélioration des capacités de récoltes ou des conditions de travail, les drones, GPS de cartographie ou encore les remorques sont des matériels éligibles.

À noter que le matériel d'occasion n'est pas éligible.

Le dépôt de la demande de subvention est dématérialisé et doit s'effectuer auprès des services du préfet de région.

Source : Arrêté du 20 janvier 2023 relatif au régime d'aide en faveur des investissements en actifs corporels et incorporels des entreprises de production de semences forestières

Production de semences forestières : jusqu'à 200 000 € de subvention ! © Copyright WebLex - 2023

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06/02/2023

Pêche dans le golfe de Gascogne : à quai… et indemnisé ?

Pour préserver la sole, sa pêche va être restreinte en 2023 dans le golfe de Gascogne. Les pêcheurs impactés par cette décision vont pouvoir bénéficier d'une aide financière. À quelles conditions ?


Pêcheurs à quai dans le golfe de Gascogne : les conditions d'indemnisation

Les pêcheurs de sole du golfe de Gascogne contraints de rester à quai quand les quotas seront atteints durant l'année 2023 pourront bénéficier d'une aide financière dite « aide à l'arrêt temporaire d'activité de pêche ».

Elle est ouverte aux armateurs d'un ou plusieurs navires de pêche maritime professionnelle, pêchant au filet, battant pavillon français et inscrits au registre des navires de pêche de l'Union européenne.

La période d'éligibilité à cette mesure débute le 1er février 2023 et s'achève le 31 décembre 2023.

L'aide est à demander à FranceAgriMer, par voie dématérialisée, jusqu'au 31 octobre 2023 à 17 heures.

L'ensemble des conditions à respecter ainsi que les modalités de calcul de l'aide sont consultables ici.

À titre d'exemple, il est requis que le navire de pêche battant pavillon français ait mené des activités de pêche en mer pendant au moins 120 jours entre le 1er janvier 2021 et le 31 décembre 2022.

Source : Arrêté du 27 janvier 2023 relatif à la mise en œuvre d'un arrêt temporaire aidé des activités de pêche pour les navires pêchant le stock de sole commune dans le golfe de Gascogne pour l'année 2023

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