Actu juridique

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16/10/2023

Bonus écologique : constructeurs, à vos stylos !

Le bénéfice du bonus écologique pour l'achat ou la prise en location dans le cadre d'un contrat de « longue durée » d'un véhicule électrique neuf est conditionné, depuis le 10 octobre 2023, à l'atteinte d'un score environnemental minimal. Ce qui implique que les constructeurs vérifient l'éligibilité des modèles qu'ils proposent à la vente et calculent leurs scores environnementaux…

Bonus écologique : quel est votre score ?

Depuis le 10 octobre 2023, il est prévu qu'en plus des conditions habituelles à remplir, les véhicules électriques neufs ne soient éligibles au bonus écologique que s'ils atteignent un score environnemental minimal.

Ce score est calculé au regard de l'impact environnemental que représente chaque étape (production, assemblage, batterie, transport / logistique) avant l'utilisation sur route du véhicule.

Une nouveauté qui implique que les constructeurs automobiles calculent les scores environnementaux des modèles qu'ils proposent à la vente, afin de vérifier leur éligibilité au bonus écologique.

Pour cela, ils vont devoir :

  • s'enregistrer sur une plateforme dédiée gérée par l'ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) ;
  • renseigner l'ensemble des informations relatives au modèle de véhicule concerné qui sont nécessaires pour calculer son score environnemental (vous retrouverez la méthode de calcul ici) ;
  • déposer, toujours sur la plateforme, les pièces justificatives requises (comme le dossier constructeur, le schéma logistique le plus représentatif de l'acheminement du véhicule de référence depuis son site d'assemblage jusqu'à son site de distribution en France, etc.).

L'ADEME dispose d'un délai d'un mois, à compter de la réception du dossier pour vérifier s'il est complet et demander, le cas échéant, des pièces et informations complémentaires. En l'absence d'une telle demande, le dossier est réputé complet à l'issue du délai d'un mois.

Ensuite, dans les 2 mois de la réception du dossier complet, elle procédera à son instruction et communiquera aux ministres chargés de l'économie, de l'énergie, de l'écologie et des transports sa proposition sur l'atteinte du score environnemental minimal pour le modèle en question.

Les ministres se prononceront ensuite, par arrêté, sur l'atteinte du score environnemental minimal. S'ils ne se prononcent pas, cela vaut décision de rejet. Notez que le délai à l'expiration duquel naît cette décision implicite de rejet est de 3 mois à compter de la réception du dossier complet par l'ADEME.

Les constructeurs dont le modèle de véhicule n'obtient pas le score minimal requis peuvent bénéficier d'un mécanisme dérogatoire, leur permettant de déposer un nouveau dossier auprès de l'ADEME. Dans ce cadre, une procédure spécifique s'applique. Vous pouvez la consulter ici.

À toutes fins utiles, notez que le Gouvernement annonce que la liste des modèles de véhicules électriques éligibles au bonus au regard de ce nouveau critère sera publiée d'ici la fin de l'année 2023.

Sources :

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16/10/2023

Accessibilité des produits et services : les exigences, les produits et les services sont connus !

Afin de se conformer aux exigences européennes, la France a, en mars 2023, inscrit dans la loi l'obligation pour les opérateurs économiques de mettre sur le marché des produits et de fournir des services conformes à certaines exigences d'accessibilité. Restait à déterminer la liste des produits et services soumis au respect de ces exigences. C'est chose faite !

Accessibilité des produits et services : cap vers 2025 !

Le Gouvernement vient de déterminer la liste des produits et services soumis au respect d'exigences d'accessibilité, et de détailler ces dernières.

Ainsi, les équipements concernés seront, entre autres :

  • les systèmes informatiques matériels à usage général du grand public et les systèmes d'exploitation relatifs à ces systèmes matériels ;
  • certains terminaux en libre-service ;
  • les liseuses numériques.

Les services concernés seront, quant à eux, notamment :

  • ceux fournissant un accès à des services de médias audiovisuels ;
  • les éléments de services de transport de voyageurs aérien, ferroviaire, par autobus et autocar, métro, tramway, trolleybus, ainsi que par voie de navigation intérieure, comme les sites internet, les services intégrés sur appareils mobiles, y compris les applications mobiles, ou encore les billets électroniques et services de billetterie électronique.

À noter que ces nouvelles dispositions ne sont applicables qu'aux produits mis sur le marché et qu'aux services fournis après le 28 juin 2025.

Des dispositions transitoires sont toutefois prévues permettant, notamment, aux contrats de services conclus avant cette date de s'appliquer sans modification jusqu'à leur terme, et au plus tard jusqu'au 28 juin 2030.

Les exigences d'accessibilité à respecter selon les produits et services sont, quant à elles, consultables ici.

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16/10/2023

Règles de construction : un contrôle renforcé

Le contrôle des règles de construction (CRC) est une procédure qui a été mise en place pour s'assurer du respect des règles de construction par les professionnels du bâtiment et des travaux publics (BTP). Cette procédure a fait l'objet d'une réforme, qui sera applicable à compter du 1er janvier 2024 au plus tard… Point d'étape.

Contrôle des règles de construction : bien construire pour mieux vivre

Pour rappel, la procédure de contrôle des règles de construction (CRC) a été mise en place pour s'assurer de la qualité des bâtiments et du respect des règles de construction par les professionnels du secteur du BTP (bâtiment et travaux publics).

Dans le cadre de cette procédure, les contrôles sont réalisés au nom de l'État par des agents commissionnés et assermentés, et portent essentiellement sur les caractéristiques thermiques et acoustiques, le renouvellement de l'air, l'accessibilité aux personnes handicapées, etc.

Malgré cela, le Gouvernement a constaté, ces dernières années, une persistance des non-conformités.

Pour y remédier, il a donc décidé de réformer le CRC par le biais d'une nouvelle réglementation qui sera applicable au 1er janvier 2024 au plus tard. Notez que des décrets précisant cette nouvelle réglementation peuvent prévoir une date plus proche, mais à l'heure actuelle, ils ne sont pas encore parus !

Il faut retenir de cette réforme les nouveautés suivantes :

  • suppression de l'attestation portant sur la réalisation de l'étude des solutions d'approvisionnement en énergie à fournir au moment du permis de construire ;
  • création d'une attestation relative aux risques liés aux terrains argileux à fournir à l'achèvement des travaux ;
  • amélioration des transmissions d'attestation aux services de l'État : il est envisagé de créer une plateforme numérique dédiée ;
  • renforcement des pouvoirs de sanctions administratives, indépendamment des sanctions pénales.

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16/10/2023

Tracfin : un point sur l'état de la menace en 2022 / 2023

Dans le cadre de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LCB-FT), certains professionnels sont amenés à effectuer des déclarations auprès d'un service dénommé « Tracfin ». Ce dernier vient de publier un guide sur l'état de la menace en 2022 / 2023. Quels enseignements faut-il en retirer ?

Déclarations Tracfin : des exemples pour illustrer les situations à risque

Les services de Tracfin ont publié un guide sur l'état de la menace en 2022 / 2023 en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LCB-FT).

Ce guide comporte un tableau énumérant tous les professionnels astreints à des obligations liées à Tracfin (banques, assurances, notaires, experts-comptables, avocats).

Ce tableau indique les thématiques qui les concernent. Par exemple, un notaire peut être concerné par une déclaration Tracfin lorsqu'il est question d'impôt sur la fortune immobilière (IFI).

Enfin, le guide comporte de nombreux cas types, classés par thématiques, rappelant les professionnels concernés par l'obligation de signalement, les destinataires possibles de l'analyse des services Tracfin en cas de déclaration, et les critères d'alerte.

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13/10/2023

Prosulfocarbe : herbicide toujours autorisé, mais plus encadré

Le prosulfocarbe est la 2e substance herbicide la plus vendue en France. Utilisé notamment sur les cultures légumières, de céréales ou de pommes de terre, cet herbicide est très volatile. C'est pourquoi l'ANSES a annoncé la mise en place de nouvelles règles pour son utilisation, afin de mieux protéger les riverains.

Comment lutter contre la volatilité du prosulfocarbe ?

Le prosulfocarbe est un herbicide qui n'est pas classé comme cancérigène, mutagène et reprotoxique. En revanche, il provoque des réactions cutanées sur les personnes exposées.

De plus, étant fortement volatile, il se retrouve sur des récoltes non ciblées, à des niveaux de concentration en dessous des seuils de risque pour le consommateur.

Néanmoins, après avoir procédé à une nouvelle évaluation des risques, l'Anses a indiqué qu'elle ne pouvait pas exclure, pour une exposition par voie cutanée principalement, le dépassement des seuils de sécurité pour des enfants se trouvant à moins de 10 mètres de distance de la culture lors des traitements.

Par conséquent, elle a pris 2 séries de décisions concernant les agriculteurs et les industriels.

Les agriculteurs devront, dès le 1er novembre 2023 :

  • utiliser des buses permettant de réduire de 90 % la dérive de pulvérisation de l'herbicide ;
  • respecter une distance de sécurité de 10 mètres avec les zones d'habitation, ou de 20 mètres, le temps de s'équiper de nouvelles buses pour répondre aux nouvelles règles de l'Anses.

Concernant les industriels, il est prévu que d'ici au 30 juin 2024, tout détenteur d'une autorisation de mise sur le marché d'un produit contenant du prosulfocarbe devra transmettre des données sur les conséquences de ces nouvelles conditions d'emploi sur la réduction des expositions des riverains. À défaut de production des données, l'autorisation de mise sur le marché sera retirée.

Notez enfin que la Commission européenne a prolongé l'autorisation du prosulfocarbe jusqu'au 31 janvier 2027.

Affaire à suivre...

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13/10/2023

Location de longue durée de véhicules : un contrôle du marché

La location de longue durée de véhicules est un service qui séduit de plus en plus. Prisé par les professionnels comme par les particuliers, la progression du secteur est constante. Un succès qui a amené la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) à effectuer un contrôle… Verdict ?

La location de longue durée mérite-t-elle son succès ?

La location de longue durée (LLD) permet aux professionnels et aux particuliers de prendre en location un véhicule, propriété d'un établissement de crédit, en maitrisant le plus précisément possible leur investissement (les coûts liés à l'entretien et aux réparations incombant au bailleur).

Ce mécanisme ne doit pas être confondu avec celui de la location avec option d'achat (LOA). Dans le cadre de la LLD, en effet, le locataire ne dispose pas automatiquement d'une option d'achat sur le véhicule, contrairement à la LOA.

Le marché de la LLD se porte bien et profite d'une croissance stable depuis plusieurs années. Il se démarque du fait de sa physionomie particulière, avec une demande forte de la clientèle et peu d'acteurs professionnels.

Des éléments qui ont poussé la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) à entamer une procédure de contrôle des entreprises engagées sur ce marché.

Ainsi, 35 entreprises ont fait l'objet de ce contrôle qui portait sur 3 points principaux :

  • le respect des règles de concurrence ;
  • le respect des règles de transparence et d'information envers les clients ;
  • le respect des délais de paiement.

Il en ressort que le marché de la LLD, tel qu'il existe aujourd'hui, est sain et montre une conformité remarquable.

À la suite de ce contrôle, seul un avertissement à une entreprise a été émis.

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13/10/2023

Droit de rétractation : quid des essais gratuits qui deviennent des abonnements payants ?

Un consommateur souscrit un abonnement sur Internet. Dans ce cadre, il est prévu qu'il bénéficie d'un essai gratuit de 30 jours, période pendant laquelle il peut résilier à tout moment, avant que l'abonnement ne devienne payant. Une question se pose alors : le consommateur peut-il bénéficier d'un droit de rétractation du fait de la transformation de l'essai gratuit en abonnement payant ?

Droit de rétractation du consommateur : 1 ou 2 ?

Un consommateur qui souhaite exercer son droit de rétractation dans le cadre d'une vente à distance dispose-t-il de plusieurs possibilités en ce sens ?

Récemment interrogé à ce sujet, le juge européen vient de trancher la question.

Dans cette affaire, une association autrichienne pour la protection des consommateurs demande à une société d'informer les consommateurs des conditions, des délais et des modalités de l'exercice de leur droit de se rétracter d'un contrat conclu à distance.

La société en question, qui exploite des plates-formes d'apprentissage sur Internet, propose la souscription d'un abonnement, lequel peut être testé gratuitement pendant 30 jours et résilié n'importe quand pendant cette période.

À l'issue de cette période, l'abonnement devient payant et est automatiquement reconduit à chaque échéance s'il n'est pas résilié.

Ce qui n'est pas suffisant pour l'association en question, qui considère que le consommateur dispose, successivement :

  • d'un droit de rétractation par rapport à sa souscription à un essai gratuit de 30 jours ;
  • d'un droit de rétractation par rapport à la transformation de cet essai gratuit en abonnement payant, puis à sa reconduction.

Qu'en pense le juge ?

Il considère que le droit de rétractation du consommateur, dans le cadre d'une souscription à distance à un abonnement comprenant une première période gratuite et étant reconduit automatiquement à défaut de résiliation, n'est garanti qu'une seule fois.

Ce principe, précise le juge, souffre d'une exception : il s'agit du cas classique du consommateur non informé de manière claire, compréhensible et explicite que l'abonnement devient payant après la période gratuite. Dans ce cas, il disposera d'un nouveau droit de rétractation.

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13/10/2023

Aide exceptionnelle pour les producteurs de légumes et de fruits en outre-mer : déposez vite vos dossiers !

Le Gouvernement a mis en place un dispositif d'aide exceptionnelle pour les producteurs ultramarins de légumes et de fruits particulièrement touchés par la hausse de leurs charges à la suite de la guerre en Ukraine. Les producteurs concernés doivent rapidement déposer leurs dossiers pour espérer être indemnisés…


Demande d'aide exceptionnelle : date limite au 27 octobre 2023 !

Pour soutenir les producteurs de fruits ou de légumes en outre-mer particulièrement impactés par les conséquences de la guerre en Ukraine, le Gouvernement a mis en place un dispositif d'aide exceptionnelle… qui vient de faire l'objet de quelques précisions.

Ainsi, sont éligibles :

  • les exploitants qui ont déposé une déclaration de surface PAC en 2022 ;
  • ou ceux qui bénéficient d'une déclaration de couverture sociale AMEXA affiliés à la MSA, accompagnée d'éléments de comptabilité ;
  • ou ceux présentant une attestation comptable permettant de justifier d'une production de fruits ou de légumes.

Ces exploitants doivent avoir supporté des charges d'engrais et amendements destinées aux productions de fruits et légumes en 2022.

L'aide versée doit compenser 90 % de l'augmentation du coût de ces charges par rapport à 2021.

Chaque préfecture d'outre-mer va définir la période d'ouverture des guichets permettant aux agriculteurs de déposer une demande d'aide.

En tout état de cause, ces guichets seront clôturés au plus tard le 27 octobre 2023, afin de garantir un versement avant le 31 décembre 2023.

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12/10/2023

Mandat de protection future : 7 ans d'inaction… fautive ?

En 2015, le Gouvernement a été autorisé par la loi à prendre un décret pour préciser, notamment, les conditions d'accès au registre spécial de publication des mandats de protection future. En 2022, ce décret n'était toujours pas publié. Une inaction qu'une fédération d'associations de personnes âgées a reproché au Gouvernement… Pour quel résultat ?

Mandat de protection future : le Gouvernement sommé d'agir !

En 2015, la loi relative à l'adaptation de la société au vieillissement a autorisé le Gouvernement à prendre un décret pour préciser les modalités et les conditions d'accès au registre spécial sur lequel sont publiés les mandats de protection future.

Pour rappel, le mandat de protection future est un document qui permet à une personne de désigner à l'avance une ou plusieurs personnes qui seront amenées à la représenter le jour où elle ne sera plus capable de pourvoir elle-même à la protection et à la gestion de ses intérêts.

En 2022, ne voyant toujours rien venir, la fédération internationale des associations de personnes âgées a formellement demandé au Gouvernement de publier ce décret. Ce qu'il a refusé…

« À tort ! », selon la fédération : pour elle, entre 2015 et 2022, le Gouvernement a eu tout le temps nécessaire pour publier le décret requis. Son inaction de 7 années est donc fautive…

« Faux ! », conteste le Gouvernement, qui fait valoir qu'un projet de décret devait être publié en 2017, mais que le changement de Gouvernement, à la suite des élections présidentielles et parlementaires, a remis en cause ce projet.

Par la suite, le nouveau Gouvernement a envisagé la mise en place d'un plan de transformation numérique devant impacter le mandat de protection future… qui n'a finalement pas abouti.

Enfin, une proposition de loi « portant mesures pour bâtir la société du bien vieillir en France » étant en cours de discussion au Parlement, il estime qu'il n'est opportun de publier un décret pouvant éventuellement être modifié par ladite proposition de loi.

Des arguments qui ne convainquent pas le juge : pour lui, en 7 ans, le Gouvernement a eu tout le loisir de publier le décret litigieux.

Il lui ordonne donc de procéder à cette publication dans un délai de 6 mois à compter de la notification de sa décision !

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11/10/2023

Enquêtes de la DGCCRF en matière bancaire : quel bilan ?

Avertissements, injonctions, procès-verbaux administratifs et pénaux : la DGCCRF a enquêté, contrôlé et sanctionné les méconnaissances de la réglementation bancaire de certains établissements. À quels niveaux ? Revue de détails…

Banques et établissements de crédit : un bilan mitigé

La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a récemment publié le bilan de ses enquêtes sur les pratiques des banques et établissements de crédit.

Les enquêtes en question portaient notamment sur :

  • les frais bancaires et la non-discrimination à l'IBAN ;
  • les paiements fractionnés, le regroupement de crédits et l'aide à la sortie du surendettement.

Sur le plan de l'information tarifaire des consommateurs, la DGCCRF n'a pas constaté de dérives particulières hormis le défaut de mise à disposition du document d'information tarifaire.

En revanche, la facturation de frais d'irrégularités de fonctionnement du compte et de commissions d'intervention reste un aspect de la réglementation que les établissements contrôlés méconnaissent.

Il en va de même pour la non-discrimination à l'IBAN : la DGCCRF rappelle que « […] lorsqu'un professionnel accepte des virements ou utilise des prélèvements en euros, il lui est interdit d'exiger d'un client qui le paye par virement ou prélèvement que son compte soit domicilié en France ».

Malgré cette interdiction, les cas de discrimination à raison de l'IBAN des payeurs persistent : des consommateurs continuent en effet de rapporter des refus de paiement par virement ou prélèvement depuis un compte bancaire situé dans un autre État membre de l'Union européenne.

Des contrôles ont par ailleurs été réalisés sur les nouvelles modalités de financement de la consommation : offres de paiement en plusieurs fois, paiements différés, mini-crédits, etc. La majorité des infractions relevées à ce sujet concernait le non-respect des dispositions relatives à la loyauté de l'information donnée lors de la conclusion ou de l'exécution des contrats.

Le regroupement de crédits, pratique consistant à regrouper un ensemble de contrats de crédits sous un seul et unique crédit, a également fait l'objet de contrôles.

Des anomalies ont été constatées, notamment sur les supports publicitaires présentant parfois des comparaisons du montant des échéances avant / après regroupement, sans préciser le coût total de l'endettement, alors qu'il s'agit ici d'une information essentielle pour que le consommateur puisse prendre une décision.

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11/10/2023

Professionnels de santé : un plan pour leur sécurité

Les professionnels de santé font l'objet d'un nombre croissant d'actes de violence. Après plusieurs faits marquants en 2023, le Gouvernement avait annoncé la nécessité d'adopter un plan national pour la protection des soignants. Ce dernier vient d'être publié…

3 axes pour améliorer la sécurité des soignants

En 2023, certains faits divers ont malheureusement attiré l'attention générale sur le problème des actes de violence commis à l'encontre des personnels soignants.

L'Observatoire national des violences en milieu de santé (ONVS) relaye d'ailleurs que sur plusieurs années, plus de 35 000 incidents violents ont été signalés, visant soit les soignants, soit leur matériel.

Contraint à réagir, le Gouvernement avait annoncé qu'un plan serait établi pour planifier une meilleure protection des professionnels de santé.

Ce plan, présentant 42 mesures, s'articule autour de 3 grands axes :

  • sensibiliser le public et former les soignants ;
  • prévenir les violences et sécuriser l'exercice professionnel ;
  • déclarer les violences et accompagner les victimes.

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10/10/2023

Indication géographique : quels critères de sélection ?

Les produits manufacturés et les ressources naturelles peuvent être protégés par le logo « Indication géographique » (IG). C'est l'objectif poursuivi par un syndicat défendant « le linge basque ». À tort, selon une entreprise, pour qui ce produit ne rentre pas dans les critères de l'IG… Et selon le juge ?

Qu'est-ce qu'une « indication géographique » ?

Pour rappel, depuis la loi du 17 mars 2014, les indications géographiques, initialement réservées aux produits naturels, agricoles et viticoles, concernent également les produits manufacturés et les ressources naturelles.

L'objectif ? Mettre en valeur un lieu ou une région de production ainsi que les qualités caractéristiques d'un produit, et toujours mieux informer le consommateur. Sont ainsi protégés le granit de Bretagne, la porcelaine de Limoges, le couteau Laguiole, etc.

Pour obtenir une indication géographique, il faut déposer un dossier à l'Institut national de la propriété industrielle (INPI) comprenant, notamment, le cahier des charges du produit défendu. Seul un organisme de défense et de gestion (ODG), prenant la forme d'une association ou d'un syndicat professionnel et représentant les artisans et entreprises concernés, peut déposer ce type de demande.

L'INPI étudie ensuite le dossier et prend la décision de l'homologuer ou non. Dans le 1er cas, l'ODG sera chargé de défendre et de promouvoir l'indication géographique nouvellement créée. En outre, toute entreprise souhaitant se prévaloir de l'indication géographique devra se conformer au cahier des charges.

Une indication géographique pour le linge basque ?

Dans une affaire récente, c'est justement ce parcours d'homologation qu'a entrepris le syndicat de protection du linge basque. Après avoir déposé son dossier, le syndicat obtient de l'INPI son homologation et est reconnu comme l'ODG du « linge basque ».

Ce que conteste une entreprise de tissage : selon cette dernière, pour être protégé comme une indication géographique, le produit doit avoir une qualité, une réputation ou d'autres caractéristiques telles qu'un savoir-faire traditionnel, pouvant être attribuées essentiellement à une zone géographique, ce qui, ici, ferait défaut.

D'accord, le linge basque est réputé solide et le territoire a un savoir-faire, mais rien ne le différencie spécifiquement d'un autre territoire. Il existe, en effet, d'autres endroits détenant de telles compétences et utilisant le même procédé de fabrication.

« Pardon ? », s'indigne le syndicat : son cahier des charges a bien mis en avant toute l'histoire de la culture du lin et des ateliers de tissages familiaux de la région qui remonte au XIXe siècle, leur mécanisation au XXe siècle, l'utilisation du coton et la diversification des produits et des couleurs.

Ce savoir-faire ancestral marque le territoire, perdure toujours et donne au linge basque une réputation de qualité et de robustesse : cela vaut bien une indication géographique !

« Vrai ! », tranche le juge en faveur du syndicat : pour être protégé, un produit doit être caractérisé par un savoir-faire traditionnel OU une réputation qui peuvent être attribués essentiellement à sa zone géographique.

Ces conditions sont, contrairement à ce qu'affirme l'entreprise de tissage, alternatives et non cumulatives. Le linge basque sera donc protégé par une indication géographique, quand bien même son savoir-faire n'est pas exclusivement détenu dans sa région.

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