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19/12/2025

Contrôle technique : un outil en cas de campagne de rappel

Après les accidents causés par les airbags Takata, les pouvoirs publics ont pris une série de mesures afin d'informer les conducteurs de véhicules concernés et de leur permettre de faire changer rapidement le dispositif défectueux. Dans ce même objectif, à partir du 1er janvier 2026, le contrôle technique va devenir un filtre supplémentaire pour identifier les véhicules concernés par ces airbags mais également, à l'avenir, tout véhicule concerné par une campagne de rappel.

Le contrôle technique : un outil pour resserrer les mailles du filet

Ce nouveau rôle est précisé par le Gouvernement qui renforce les pouvoirs de l'administration en cas de mise en danger des automobilistes.

En effet, s'il est établi que des véhicules, des systèmes ou des équipements compromettent gravement la sécurité routière ou nuisent gravement à l'environnement ou à la santé publique, le ministère des transports peut refuser d'immatriculer ces véhicules ou interdire la vente ou la mise en service de ces véhicules, systèmes ou équipements.

Jusqu'à présent, il ne pouvait y faire obstacle que pendant 6 mois. À partir du 1er janvier 2026, ce délai ne sera plus applicable.

En cas de campagne de rappel de véhicules, en raison d'un risque grave pour la sécurité routière, la santé publique ou l'environnement, les constructeurs devront transmettre les données identifiant ces véhicules ainsi que l'objet, les modalités et la finalité des campagnes de rappel à l'organisme technique central désigné à cet effet, autrement dit l'UTAC (Union technique de l'automobile, du motocycle et du cycle).

En cas de non-respect de cette obligation, les constructeurs s'exposeront à une amende mensuelle d'un montant maximum de 1 500 € par véhicule, plafonnée à 3 M€ mensuel.

L'UTAC devra alors transmettre ces données aux pouvoirs publics et aux garages de contrôle des véhicules.

Ces derniers devront, à l'occasion des contrôles techniques, transmettre les contacts des automobilistes concernés par la campagne de rappel à l'UTAC qui transmettra aux constructeurs les informations pour que le nécessaire soit fait.

Concrètement, à partir du 1er janvier 2026, les garages réalisant des contrôles techniques joueront un rôle :

  • d'identification et de filtre en cas de campagne de rappel de véhicules ;
  • de vérification de la bonne prise en charge des véhicules concernés ;
  • de remontée des informations auprès des autorités compétentes.

2 types de mesures pourront être prises par le garage de contrôle technique en présence d'un véhicule concerné par une campagne de rappel « grave » :

  • la mise en contrevisite des véhicules pour défaillance critique, identifiés par le constructeur ou son mandataire comme présentant un risque grave, dont il a demandé de cesser immédiatement l'utilisation ;
  • l'inscription d'un commentaire sur le procès-verbal de contrôle technique invitant leurs usagers à contacter le garagiste / concessionnaire de la marque des véhicules pour faire les réparations nécessaires.

S'agissant des sanctions, les professionnels du secteur pourront, en plus de la suspension ou du retrait de leur agrément, se voir infliger une amende pouvant aller jusqu'à 1 500 € en cas de manquement :

  • aux règles conditionnant la délivrance de l'agrément ;
  • aux conditions de bon fonctionnement de leurs installations de contrôle ;
  • aux prescriptions imposées par les pouvoirs publics.

Notez que, si ces règles entrent en vigueur au 1er janvier 2026, les réseaux de contrôle, agissant pour le compte de leurs centres affiliés, devront transmettre à l'UTAC les données personnelles des propriétaires de véhicules recueillies en 2024 et de 2025.

Le contrôle technique : focus sur les airbags Takata

Pour rappel, les véhicules équipés d'airbags conducteur ou passager Takata dits « NADI », ou contenant du nitrate d'ammonium en phase stabilisée (PSAN), avec ou sans dessiccant, font l'objet d'un rappel, assorti ou non d'un « stop drive », autrement dit d'une interdiction d'utilisation jusqu'au remplacement des airbags.

Cependant, malgré les campagnes d'informations, des véhicules ne devant pas circuler en raison de leur dangerosité sont encore sur les routes.

Par conséquent, à partir du 1er janvier 2026, le contrôle technique jouera ici pleinement son nouveau rôle d'identification en permettant d'identifier les véhicules équipés d'airbags Takata et toujours en circulation afin que les réparations nécessaires soient effectuées.

Concrètement, un véhicule qui n'a pas été réparé et qui fait l'objet d'un « stop drive » devra automatiquement faire l'objet d'une contre-visite.

Le contrôle technique ne pourra être validé qu'après réparation par un garagiste de la marque. En attendant cette réparation, le véhicule ne pourra pas circuler.

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19/12/2025

Investissements productifs en Outre-mer : du nouveau ?

La loi de finances pour 2024 a apporté son lot de nouveautés concernant les investissements productifs réalisés en Outre-Mer. Ces mesures, dont l'application était jusqu'à présent différée, deviennent désormais effectives. Mais depuis quand ?

Investissements Outre-mer et avantages fiscaux : des changements désormais applicables

La loi de finances pour 2024 a apporté des évolutions importantes concernant les dispositifs d'aide fiscale à l'investissement productif en Outre-mer. Toutefois, certaines de ces nouveautés étaient subordonnées à une validation préalable au regard du droit de l'Union européenne, s'agissant notamment des règles relatives aux aides d'État.

Une validation qui vient d'être obtenue…

Les mesures concernées portent principalement sur l'élargissement du champ des investissements pouvant bénéficier des dispositifs fiscaux ultramarins. Sont notamment visés :

  • les installations de production d'électricité utilisant l'énergie solaire, qu'il s'agisse de dispositifs photovoltaïques ou d'autres technologies exploitant l'énergie radiative du soleil ;
  • les opérations de réhabilitation lourde d'immeubles autres qu'à usage d'habitation, telles que la rénovation en profondeur de friches industrielles ou hôtelières, destinées à être réaffectées à une activité économique.

Ces catégories d'investissements, jusqu'alors exclues ou traitées de manière restrictive, peuvent désormais ouvrir droit aux avantages fiscaux existants, sous réserve du respect des conditions prévues par la loi.

Autre évolution notable : le coût du foncier peut, dans certaines situations, être intégré dans les investissements éligibles. Cette possibilité concerne les opérations de réhabilitation lourde portant sur des friches, lorsque l'acquisition du terrain est indissociable du projet de remise en état et de valorisation économique du site.

L'application de ces nouvelles règles a été différée afin de permettre leur notification et leur validation par la Commission européenne. Cette étape était indispensable compte tenu de la nature des dispositifs concernés, assimilables à des aides publiques.

Leur conformité venant d'être validée, ces mesures sont désormais entrées en vigueur et s'appliquent aux investissements réalisés depuis le 7 décembre 2025, dans les territoires suivants :

  • Guadeloupe ;
  • Guyane ;
  • Martinique ;
  • La Réunion ;
  • Mayotte ;
  • Saint-Martin.

Les investissements réalisés avant cette date restent soumis aux règles antérieures.

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19/12/2025

Vente de médicaments vétérinaires en ligne : la fiche technique est arrivée

Depuis septembre 2025, un cadre est posé permettant la mise en vente sur des sites en ligne de certains médicaments vétérinaires. Cependant, certaines conditions techniques relatives à la mise en place du site devaient toujours être précisées. C'est désormais chose faite…

Vente de médicaments vétérinaires en ligne : les règles relatives à la construction du site

En septembre 2025, diverses conditions étaient posées afin de permettre la mise en vente de médicaments vétérinaires en ligne par : - les pharmaciens titulaires d'une officine ;

  • les vétérinaires, pour le seul bénéfice des détenteurs d'animaux auxquels ils donnent des soins ou dont la surveillance sanitaire et les soins leur sont régulièrement confiés ;
  • les personnes physiques ou morales ayant inscrit cette activité auprès du registre national des entreprises (RNE). Pour rappel, cela ne concerne que les médicaments à destination des animaux, accessibles sans ordonnance et qui bénéficient d'une autorisation de mise sur le marché ou d'un enregistrement. Cependant, les ministres chargés de la santé, de l'agriculture et de l'économie devaient toujours publier les conditions techniques relatives aux sites internet de vente de ces produits.

Ces conditions sont désormais publiées.

Elles abordent plusieurs aspects de la création des sites, sur la forme et sur le fond, et notamment les suivantes :

  • les fonctionnalités générales des sites de vente en ligne de médicaments vétérinaires ;
  • le logo commun pour la vente de médicaments vétérinaires en ligne ;
  • les présentation des médicaments vétérinaires ;
  • les conditions de délivrance au détail de médicaments vétérinaires des sites de vente en ligne ;
  • le conseil pharmaceutique et vétérinaire ;
  • la description de l'espace client ;
  • l'information des clients.

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19/12/2025

Loi de simplification de l'urbanisme : faciliter la construction de logements

Pour répondre à la crise du logement, la loi de simplification de l'urbanisme et du logement, dite également loi « Huwart », créé de nouvelles dérogations à la réglementation et aux documents d'urbanisme. Objectif de ce texte : lever les contraintes réglementaires pour faciliter la production de logements.

Nouveaux logements : déroger pour simplifie

Pour apporter des solutions à la problématique du logement, la loi Huwart comporte une série de mesures dérogeant à la réglementation en vigueur.

S'agissant de la réfection et surélévation des constructions

Les hypothèses de refus d'autorisation d'urbanisme pour des travaux de surélévation ou de transformation limitée de bâtiments déjà existants sont réduites.

En effet, un tel projet ne pourra plus être refusé sur le seul fondement de la non-conformité de la construction initiale aux règles applicables en matière d'implantation, d'emprise au sol et d'aspect extérieur des constructions.

Attention, cet assouplissement n'est applicable que si la construction initiale avait été régulièrement édifiée.

S'agissant du permis multisites

La loi élargit l'utilisation du permis d'aménager multisites à l'ensemble des lotissements. Jusqu'à présent, il était notamment réservé à des projets partenariaux d'aménagement (PPA) et à des opérations de revitalisation de territoire (ORT).

Il permet de faciliter l'instruction des autorisations d'urbanisme d'opérations complexes touchant des parcelles non contigües. Attention, 3 conditions doivent être réunies :

  • la demande est déposée par un demandeur unique ;
  • le projet constitue un ensemble unique et cohérent ;
  • le projet garantit l'unité architecturale et paysagère des sites concernés.

Le projet peut également intégrer une ou plusieurs parcelles à renaturer dans le cadre d'un permis d'aménager multisites.

En matière de dérogations aux documents d'urbanisme

Par principe, le changement de destination des constructions ou des installations nécessaires aux activités agricoles ou forestières ou aux cultures marines est interdit.

Cette règle supporte à présent une exception pour les bâtiments agricoles et forestiers puisque leur destination peut, sous conditions, être modifiée, sous réserve que le projet ne soit pas de nature à porter atteinte à l'environnement ou aux paysages.

De même, les changements de destinations sont par ailleurs également facilités dans les zones naturelles, agricoles et forestières (NAF ).

Plus largement, il est possible pour les autorités compétentes de déroger à certaines interdictions prévues par le plan local d'urbanisme (PLU).

Ainsi, la construction de logements et d'équipements publics dans les zones d'activités économiques (ZAE) peut, toutes conditions remplies, être autorisée, malgré l'existence d'une interdiction initiale.

Il en va de même pour la construction de logements étudiants qui peut être autorisée dans les zones urbaines ou à urbaniser.

S'agissant des résidences hôtelières à vocation sociale (RHVS)

Il est possible pour les autorités compétentes de louer des RHVS, normalement destinées aux personnes en situation de précarité, à des travailleurs dans les territoires présentant des besoins particuliers en matière de logement liés à des enjeux de développement de nouvelles activités économiques, d'industrialisation, d'accueil de travailleurs saisonniers ou en mobilité professionnelle.

Sont visés en particulier par cet assouplissement, qui durera 10 ans, les chantiers nucléaires et les projets de réindustrialisation d'un territoire.

S'agissant de la création de résidences à vocation d'emploi

La loi crée un cadre spécifique pour « les résidences à vocation d'emploi ».

Il s'agit d'un ensemble d'habitations constitué de logements meublés, loués pour une durée d'une semaine à 18 mois. Ces logements sont réservés aux étudiants, apprentis, stagiaires ou volontaires du service civique. Peuvent également y prétendre les personnes en cours de mutation professionnelle ou en mission temporaire dans le cadre de leur activité professionnelle.

Notez qu'au moins 80 % des logements d'une telle résidence doivent être loués en respectant des règles de ressources des locataires et de plafonds de loyers.

En matière de recours et de contentieux

Afin de sécuriser les projets, la procédure a également été adaptée et accélérée.

Ainsi, le délai pour former un recours gracieux a été réduit de moitié, passant de 2 mois à 1 mois.

De plus, ce recours ne proroge plus le délai de recours contentieux. Pour finir, les sanctions en matière de constructions illégales sont renforcées, avec :

  • une amende pouvant aller jusqu'à 30 000 € ;
  • une astreinte qui accompagne la mise en demeure qui passe de 500 à 1 000 € par jour de retard ;
  • un plafond pour les sommes résultant de l'astreinte qui passe de 25 000 € à 100 000 €.

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19/12/2025

Tarifs des commissaires de justice (anciens huissiers de justice) – Informations des parties et des tiers - 2025

Du 1er mars 2024 au 28 février 2026

Les prestations mentionnées ci-dessous donnent lieu à la perception des émoluments suivants :

DÉSIGNATION DE LA PRESTATION 

ÉMOLUMENT 

Assignation 

18,28 € 

Signification de décision de justice 

25,79 € 

Signification des autres titres exécutoires 

25,79 € 

Signification de requête et d'ordonnance d'injonction de payer 

25,79 € 

Les prestations mentionnées ci-dessous donnent lieu à la perception des émoluments suivants : 

DÉSIGNATION DE LA PRESTATION 

ÉMOLUMENT 

Dénonciation de saisie-attribution 

33,31 € 

Signification au tiers saisi de l'acquiescement du débiteur 

27,94 € 

Signification au tiers saisi du certificat de non-contestation 

27,94 € 

Dénonciation au débiteur de la saisie-vente pratiquée entre les mains d'un tiers détenteur 

33,31 € 

Dénonciation d'opposition au créancier premier saisissant et au débiteur 

24,72 € 

Dénonciation d'opposition et sommation au créancier premier saisissant de notifier toute proposition amiable de vente 

27,94 € 

Sommation au créancier premier saisissant de procéder aux formalités de mise en vente forcée 

20,42 € 

Signification de la date de vente au débiteur 

20,42 € 

Dénonciation au débiteur du procès-verbal d'indisponibilité du certificat d'immatriculation 

33,31 € 

Dénonciation au débiteur de la saisie des droits d'associé et des valeurs mobilières 

33,31 € 

Signification à la société ou à la personne morale émettrice d'un certificat de non-contestation avec ordre de vente 

27,94 € 

Signification à la société du cahier des charges 

27,94 € 

Signification au débiteur, à la société et aux autres créanciers opposants, s'il y a lieu, de la date de vente de parts d'associé et de valeurs mobilières 

20,42 € 

Signification au débiteur ou au créancier saisissant du procès-verbal d'expulsion 

27,94 € 

Dénonciation au débiteur de la saisie conservatoire des créances 

33,31 € 

Dénonciation au tiers des actes de poursuite de la procédure 

33,31 € 

Signification au tiers saisi de l'acte de conversion en saisie-attribution de la saisie conservatoire des créances avec demande de paiement 

27,94 € 

Signification au débiteur de l'acte de conversion en saisie-attribution de la saisie conservatoire des créances 

27,94 € 

Signification au tiers saisi du certificat de non-contestation et sommation de payer 

27,94 € 

Dénonciation au débiteur du procès-verbal de saisie conservatoire de meubles entre les mains d'un tiers 

33,31 € 

Dénonciation au tiers des actes de poursuite de la procédure 

33,31 € 

Signification au débiteur de l'acte de conversion en saisie-vente de la saisie conservatoire de meubles avec commandement de payer 

27,94 € 

Signification au tiers détenteur de l'acte de conversion en saisie-vente de la saisie conservatoire de meubles 

27,94 € 

Dénonciation au créancier premier saisissant de la saisie conservatoire de meubles 

27,94 € 

Signification à l'officier vendeur d'un acte de conversion en saisie-vente de la saisie conservatoire de meubles 

27,94 € 

Dénonciation au débiteur de la saisie conservatoire des droits d'associé et des valeurs mobilières 

33,31 € 

Dénonciation au tiers saisi de l'acte de conversion en saisie-vente de la saisie conservatoire des droits d'associé et des valeurs mobilières 

27,94 € 

Dénonciation au débiteur du dépôt des bordereaux d'inscription ou de la signification du nantissement 

33,31 € 

Signification pour purge aux créanciers inscrits 

20,42 € 

Dénonciation au créancier inscrit de la saisie-vente d'un ou plusieurs éléments d'un fonds de commerce 

27,94 € 

Dénonciation au créancier inscrit de la demande en résiliation de bail de l'immeuble dans lequel s'exploite un fonds de commerce 

25,79 € 

Dénonciation à la caution du commandement de payer les loyers et sommation de payer 

25,79 € 

Signification de mémoire 

25,79 € 

Procès-verbal d'offres réelles 

33,31 € 

Dénonciation au débiteur de la saisie-revendication entre les mains d'un tiers 

33,31 € 

Signification d'une proposition de redressement 

33,31 € 


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18/12/2025

Le SMIC évolue au 1er janvier 2026

Comme chaque début d'année, le montant du Smic est revalorisé à partir du 1er janvier. Il en va de même du minimum garanti. Voici les montants à retenir applicables à compter du 1er janvier 2026…

SMIC : une augmentation de 1,18 % pour 2026

Chaque début d'année est marqué par une revalorisation du revenu minimum interprofessionnel de croissance (SMIC), selon des indicateurs structurels économiques.

À compter du 1er janvier 2026, il est fixé à 12,02 € bruts de l'heure (augmentation de 1,18 %), soit une rémunération mensuelle brute de 1 823,03 € bruts sur la base de la durée légale de travail de 35 heures hebdomadaires.

Ces montants s'appliquent en métropole, en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à La Réunion, à Saint-Barthélemy, à Saint-Martin et à Saint-Pierre-et-Miquelon.

Pour Mayotte, le taux horaire est de 9,33 € bruts (augmentation de 3,90 %), soit une rémunération mensuelle brute de 1 415,05 € bruts sur la base de la durée légale de travail de 35 heures hebdomadaires.

Le minimum garanti, quant à lui, s'établit à 4,25 € à compter du 1er janvier 2026.

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18/12/2025

Apprentissage : du nouveau pour le niveau de prise en charge !

Le financement de l'apprentissage repose sur un niveau de prise en charge (NPEC) fixé par les branches et mis en œuvre par les OPCO. De nouvelles règles, en vigueur depuis le 10 décembre 2025, encadrent ce mécanisme quant à la durée minimale du NPEC, aux délais de révision, ou encore à la prise en compte des frais de communication…

De nouvelles règles entourant le NPEC et un nouveau plafond annuel pour les frais de communication

Pour mémoire, rappelons que le financement de l'apprentissage repose sur un niveau de prise en charge (NPEC) : c'est le montant que la branche professionnelle (via l'opérateur de compétences ou « OPCO ») verse à un centre de formation d'apprentis (« CFA ») pour financer la formation d'un apprenti, selon le diplôme préparé.

Ce niveau est fixé par les branches professionnelles et régulé par France compétences, qui émet des recommandations pour harmoniser les pratiques.

Dans ce cadre, de nouvelles règles applicables depuis le 10 décembre 2025 viennent encadrer le financement des contrats d'apprentissage par les branches professionnelles.

D'abord, il est instauré un plafond de 300 € par an et par apprenti pour les frais de communication qui sont inclus dans ce NPEC.

Rappelons que ces frais de communication correspondent à ceux engagés pour faire connaître les formations en apprentissage auprès des jeunes, des entreprises et du public (les coûts de publicité, de journée portes ouvertes, les forums, les salons, etc.).

Ensuite, ce NPEC est désormais fixé pour une période minimale de 3 ans, contre 2 jusqu'alors.

Il sera possible de déroger à cette période minimale de fixation, notamment si les recommandations de France compétences ou l'évolution du diplôme ou de la certification préparée imposent une révision du NPEC.

Les branches disposent désormais de 3 mois (contre 1 mois auparavant) pour intégrer les recommandations de France compétences :

  • lors de la première fixation d'un NPEC ;
  • lorsqu'un NPEC manque pour un diplôme ou un titre ;
  • ou à l'occasion d'une mise à jour. En cas de révision des recommandations de France compétences en cours de période, les branches ont 2 mois pour adapter, le cas échéant, le NPEC concerné.

Notez que ces délais courent à compter de la date de publication des recommandations formulées par France compétences.

Ces nouvelles règles, applicables depuis le 10 décembre 2025, imposent donc aux OPCO des échanges réguliers avec France compétences quant au suivi des recommandations et à l'évolution possible de ces NPEC.

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18/12/2025

Dermatose nodulaire : extension des mesures de lutte contre la propagation

La dermatose nodulaire contagieuse (DNC) touche de plus en plus d'élevages en France. C'est pourquoi les mesures déjà prises pour limiter la propagation de la maladie sont en partie renforcées et prolongées…

DNC : nouvelles obligations de vaccinations et restrictions de rassemblement et de transports

La dermatose nodulaire contagieuse (DNC) est une maladie qui touche les bovins dont la présence en France a été détectée en juin 2025 et qui peut impacter très fortement les élevages concernés.

Des mesures sont prises afin de limiter la propagation de la maladie sur le territoire. Plusieurs dispositions sont notamment prévues concernant la vaccination des animaux.

Tout d'abord, en Corse , il était prévu une vaccination obligatoire de tous les animaux des espèces sensibles jusqu'au 31 décembre 2025. Cette obligation de vaccination est prolongée jusqu'au 31 mars 2026.

De plus, de nouvelles zones de vaccination à échelle départementale sont prévues. Ainsi, la vaccination devient obligatoire dans l'ensemble des communes des départements :

  • de l'Aude ; de la Haute-Garonne ;
  • de l'Hérault ;
  • du Gers ;
  • des Landes ;
  • des Pyrénées-Atlantiques ;
  • du Tarn.

La vaccination doit être réalisée pour chaque animal par les soins d'un vétérinaire.

En dehors de la vaccination, d'autres mesures temporaires sont prises pour endiguer la propagation de la maladie.

Les manifestations et rassemblements temporaires d'espèces sensibles à la maladie avaient d'ores et déjà été interdits sur l'ensemble du territoire métropolitain jusqu'au 4 novembre 2025. Cette interdiction est renouvelée jusqu'au 1er janvier 2026.

Jusqu'à cette même date, tous les moyens de transports utilisés pour les mouvements d'espèces sensibles à la maladie à destination d'un autre État-membre ou d'un pays tiers devront être nettoyés, désinfectés et désinsectisés avant leur départ.

Enfin, il est prévu que jusqu'au 1erjanvier 2026, les responsables de centre de rassemblement, sur l'ensemble du territoire métropolitain, devront notifier toutes les entrées et sorties de bovins les concernant sous un délai de 24 heures au maître d'œuvre de l'identification.

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18/12/2025

Assurance récolte 2026-2028 : quelle indemnisation pour les agriculteurs non-assurés ?

Pour rappel, depuis le 1er janvier 2023, un dispositif assurantiel spécifique pour les agriculteurs a été mis en place. Pour inciter ces derniers à souscrire des contrats d'assurance, il était prévu que les taux d'indemnisation de la solidarité nationale baissent progressivement. Ces taux sont à présent connus pour la période 2026-2028.

Indemnité de solidarité nationale : de nouveaux taux pour 2026, 2027 et 2028

Pour rappel, un régime d'indemnisation des récoltes a été créé au 1er janvier 2023 afin de remplacer l'ancien système datant des années 60.

Ce régime universel d'indemnisation des pertes de récoltes résultant d'aléas climatiques se décline en 3 étages de couverture de risques.

Le 1er étage concerne les risques « de faible intensité », qui sont pris en charge par l'agriculteur.

Le 2e étage concerne les risques « d'intensité moyenne » qui sont pris en charge par l'assurance multirisques climatiques subventionnée par l'État, sous réserve pour l'agriculteur de l'avoir souscrite.

Le 3e étage concerne les risques « catastrophiques » qui déclenche la solidarité nationale pour tous les agriculteurs.

Concrètement, pour inciter les professionnels du secteur à s'assurer, les exploitants n'ayant pas souscrit d'assurance bénéficient d'une indemnisation mais à des conditions moins favorables que celles applicables aux agriculteurs assurés.

Ce régime applique des seuils et des taux qui avaient été fixés pour la période allant de 2023 à 2025, et qui viennent d'être actualisés. Ainsi, le Gouvernement a publié pour les éléments pour les récoltes de 2026 à 2028 :

En cas d'activation du 3e étage du régime, correspondant aux pertes les plus élevées, les agriculteurs continueront de bénéficier d'une indemnité de solidarité nationale de 90 %.

De même, concernant les assurances subventionnées, sont maintenu :

  • le taux d'aide à l'assurance récolte à 70 % ;
  • la franchise subventionnable à partir de 20 %.

Les changements concernent, comme l'avaient indiqué les pouvoirs publics lors de la mise en place de ce nouveau régime, les taux d'indemnité de solidarité nationale qui poursuivent leur baisse pour les agriculteurs non-assurés.

Concernant les grandes cultures dont les cultures industrielles et les semences de ces cultures, les légumes pour l'industrie, le marché frais et semences de ces cultures et la viticulture, les taux applicables sont de :

  • 28 % pour 2026 ;
  • 21 % pour 2027 ;
  • 14 % pour 2028.

Concernant l'arboriculture et les petits fruits, les taux applicables sont de :

  • 31,5 % pour 2026 ;
  • 28 % pour 2027 ;
  • 24,5 % pour 2028.

Concernant les autres productions dont les plantes à parfum, aromatiques et médicinales, l'horticulture, les pépinières, l'apiculture, l'aquaculture, l'héliciculture, un taux de 45 % déjà applicable est maintenu pour les années 2026, 2027 et 2028.

Enfin, le Gouvernement a également prévu que des taux et seuils dérogatoires pourraient être mis en place pour la période restant à courir jusqu'au 31 décembre 2028 si :

  • les dépenses publiques engendrées par ce dispositif dépassent un montant annuel de 680 M€ ;
  • la part de surfaces agricoles assurées diminuent par rapport à l'année e antérieure.

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18/12/2025

Aide à l'embauche d'un apprenti : retard à l'allumage ?

Éligible au versement de l'aide unique à l'embauche d'un apprenti à la suite de la signature d'un contrat d'apprentissage le 3 novembre 2025, un employeur s'étonne de ne pas avoir encore perçu le 1er versement relatif à cette aide... 

S'il sait que l'aide peut désormais être proratisée dans certains cas, il s'attendait tout de même à la recevoir dès le mois suivant la signature du contrat... 

Peut-il prétendre au versement immédiat de l'aide ?

La bonne réponse est...
Non

Depuis le 1er novembre 2025, le montant de l'aide acordée aux employeurs pour le recrutement d'un apprenti peut être proratisée au nombre de jours réellement effectués, notamment lorsque le contrat d'apprentissage est d'une durée inférireure à un an. 

Parce que cette évolution réglementaire impose une étude d'éligibilité des contrats par l'administration, aucun versement ne peut intervenir avant la fin de cette vérification, qui ne débutera qu'à la mi-février 2026. 

Par conséquent, les contrats conclus à partir du 1ᵉʳ novembre 2025 feront l'objet d'une mise en attente des versements des aides à l'apprentissage entre novembre 2025 et février 2026, pour être versées à partir du mois de mars 2026. 

Pour les contrats conclus avant le 1er novembre 2025 et toujours en cours à la mi-février 2026, les versements continueront d'être effectués normalement et sans proratisation jusqu'à la mi-février 2026.

Mais attention, si ce contrat, conclu antérieurement au 1er novembre 2025, prend fin ou est rompu avant la mi-février 2026, la proratisation sera appliquée sur le dernier mois incomplet, et l'ASP adressera une demande de remboursement aux employeurs concernés après la mi-février 2026. 

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17/12/2025

Indice de la fréquentation touristique des campings - Année 2025

Indice de la fréquentation touristique des campings (référence 100 en 2015)

Période

Nuitées du trimestre (en millions)

Variation annuelle par rapport à 2024

1er trimestre 2025

///

///

2e trimestre 2025

///

///

3e trimestre 2025

107,0

+ 2,2 %

4e trimestre 2025

 

 


Source : 

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17/12/2025

Travailleurs agricoles : une nouvelle aide à la promotion collective agricole

Pour renforcer la formation des travailleurs agricoles appelés à exercer des responsabilités professionnelles ou syndicales, l'État crée une nouvelle aide : « l'aide à la promotion collective agricole ». Destinée aux organisations agricoles représentatives, elle vise à soutenir financièrement leurs actions de formation. Focus.

Une participation à la formation des non-salariés et salariés agricoles appelés à occuper des responsabilités syndicales

Pour mémoire, rappelons que l'État concourt financièrement à la formation des travailleurs agricoles appelés à exercer des responsabilités dans des organisations syndicales ou professionnelles.

Mais, en plus de cette aide, une nouvelle « aide à la promotion collective agricole » pourra désormais être versée à certaines organisations professionnelles agricoles, à leur demande.

Cette aide annuelle vise à contribuer à la formation des travailleurs agricoles, salariés et non-salariés, appelés à exercer des responsabilités au sein d'organisations syndicales ou professionnelles agricoles.

Elle ne pourra être versée qu'aux organisations professionnelles agricoles, qu'elles soient patronales ou syndicales, qui sont :

  • soit habilitées à siéger dans une commission, un comité professionnel ou un organisme dans au moins un département (grâce aux résultats aux élections aux chambres d'agriculture) ;
  • soit reconnues comme représentatives dans au moins une branche professionnelle agricole.

De plus, le bénéfice de cette aide est réservé aux organisations qui, pour l'année de la demande :

  • ont réalisé ou prévoient de réaliser, par un concours financier ou en nature, des actions de formation à destination des salariés et non-salariés agricoles appelés à exercer des responsabilités au sein d'une organisation syndicale ou professionnelle ;
  • et s'engagent à mettre effectivement en œuvre ces actions de formation et à en assurer le développement.

Sur le plan formel, la demande de cette aide annuelle devra être déposée auprès de la direction générale de l'enseignement et de la recherche qui contrôlera la pertinence des actions de formation mise en œuvre et l'éligibilité de l'organisation syndicale ou professionnelle qui en fait le demande.

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